Les fontaines publiques

La découverte de sources d’eau potable puis l’installation de fontaines publiques à la fin du XIXe siècle ont constitué des progrès considérables pour les Saint-Égrévois, contraints depuis des siècles d’utiliser pour leurs besoins quotidiens l’eau de la Vence.

Durant des siècles, la Vence et le canal de dérivation constituent la seule source d’eau potable pour les habitants de Saint-Égrève.

En 1804, constatant la très forte pollution de ces eaux par les activités agricoles et artisanales (tanneurs, chamoiseurs, bouchers déversant leurs déchets animaux), le maire, Pierre-Alexis Darbon, prend en urgence des mesures de salubrité publique en interdisant, sous peine de poursuites, de jeter dans les eaux tout immondice, fumier ou déchet polluant. Il espère ainsi mettre fin aux épidémies récurrentes qui s’abattent alors sur la petite communauté. Mais il faudra attendre encore un demi-siècle, et la découverte des sources de Bréduire et du Châtelard, pour qu’une eau de bonne qualité soit mise à la disposition des Saint-Égrévois.

La fin du XIXe siècle voit alors les fontaines publiques, bassins et lavoirs communaux se multiplier, même si l’entreprise peut se heurter à la réticence des propriétaires privés. Le refus de certains d’entre eux de mettre à disposition les emplacements nécessaires contraint parfois le maire à recourir à l’expropriation.

Ce petit patrimoine communal, digne mais fragile et auquel on porte une attention particulière, a fait l’objet en 2003 d’un inventaire scientifique. Ce travail a permis d’identifier dix fontaines publiques ainsi que des bassins privés. À la suite de cela, la municipalité a engagé des travaux de  restauration. Les fontaines de Saint‑Robert, Barnave ou celle installée sur la place Pompée ont ainsi retrouvé une nouvelle jeunesse. 

Découverte des sources

Ingénieur des travaux publics, Adolphe Muguet (1823-1896) décide d’explorer les réseaux karstiques à la recherche d’eau.
En 1859, il met au jour une première source dans le vallon de Bréduire, près de Proveysieux, puis quelques années plus tard, celle du Châtelard. Les travaux de captage terminés en 1862, l’eau potable est enfin disponible dans la commune. Cette eau, répartie entre le bourg et quelques hameaux, alimentera les premières fontaines publiques de Saint-Égrève.

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