Le prieuré Saint-Robert

L’hôpital psychiatrique de Saint‑Égrève a été bâti au XIXe siècle sur les vestiges de l’ancien prieuré Saint-Robert-de‑Cornillon qui fut l'un des principaux établissements monastiques des débuts de la principauté dauphinoise.

Au XIe siècle, Guigues II le Gras et Guigues III, comtes d’Albon, seigneurs du Dauphiné, décident de bâtir, au pied de leur château de Cornillon, un monastère destiné à devenir leur lieu de sépulture. Ils font appel à l’abbaye de la Chaise-Dieu qui fournit les moines ainsi qu'un “titulaire”, saint sous le nom duquel le monastère est érigé : saint Robert.

Au fil des siècles, le prieuré mène des luttes serrées contre les évêques de Grenoble et les curés de Saint-Égrève. Il s’attire les faveurs des Dauphins puis des rois de France et est placé sous l'autorité directe du Pape.

L’édifice médiéval s'organise autour d’un cloître rectangulaire de 350 m² avec des galeries larges de 3 m. L’église se compose d’une large nef à bas-côtés divisée en 4 travées, délimitant  8 chapelles. Un transept asymétrique relie l’église à l’aile orientale. Le chœur est composé d’un chevet à pans coupés. Partiellement détruit lors des Guerres de Religion, le prieuré est entièrement reconstruit entre 1658 et 1660, à l’exception de l’église. Le cloître est agrandi vers l’ouest et le sud. L’aile orientale concentre les fonctions liturgiques et administratives (sacristie, salle du Chapitre), l’aile sud les fonctions domestiques (réfectoire, cuisines) et l’aile occidentale les dépendances (celliers).

En 1812, le Département achète l’ensemble conventuel et le transforme en dépôt de mendicité puis en asile départemental d’aliénés à partir des années 1840. Les bâtiments sont alors remaniés et intégrés à un ensemble pavillonnaire qui constitue l’hôpital d'alors.

Attention, merci de veiller au respect et à la tranquillité de cette propriété privée.

Des hôtes de marque

En 2017, la société Archeodunum mène des fouilles archéologiques préventives avant la restructuration des locaux du centre hospitalier Alpes Isère. Elles ont permis, entre autre, d’exhumer 180 corps inhumés dans l’église, les chapelles et le cloître. Parmi eux, il semblerait qu'une nécropole comtale ait été découverte, et outre les comtes d'Albon, un caveau familial des Sassenage, l'un des quatre plus illustres lignages de la région aurait également été identifié.

En savoir plus sur les fouilles : http://archeodunum.ch/fouille-dun-monastere-medieval-moderne-proche-de-grenoble/

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

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