Le château Borel

Cette ancienne maison forte, propriété au XVIIe siècle du célèbre géographe du Dauphiné Jean de Beins, est transformée au début du XXe siècle en une demeure luxueuse témoignant de la richesse et du goût de la bourgeoisie industrielle de cette époque.

En 1903, Charles Borel, issu d’une famille de gantiers grenoblois et administrateur des Ciments de la Porte de France,acquiert l’ancienne maison forte de Visencourt. Il confie aux architectes grenoblois Morard et Bonnat la tâche de transformer l’austère demeure en une villa moderne, conforme aux goûts de la bourgeoisie industrielle de l’époque. Le nouvel édifice, achevé en 1911, mêle des techniques de construction modernes comme le béton armé ou le ciment moulé et un décor éclectique emprunté pour l’essentiel au XVIIIe siècle. L’ordonnance de la façade principale présente une belle symétrie de hautes fenêtres sur deux niveaux et un avant-corps central orné d’un balcon en fer forgé et couronné d’un fronton. La façade sud‑ouest se distingue par la présence d’une terrasse et d’un porche en hémicycle également appelé rotonde. À l’intérieur, la large baie éclairant l’escalier central est habillée d’un splendide vitrail Art nouveau, réalisé par le maître verrier grenoblois Louis Balmet.
Le peintre lyonnais Louis Bardey, dont l’épouse fut la dernière élève de Rodin, a quant à lui signé les fresques du petit salon.
Des mosaïques, des boiseries et des stucs complètent cet ensemble de décors remarquablement restaurés en 2009.

En 1937, la demeure est cédée à la commune. Le château Borel abrite alors des salles de classe et la mairie.

En 1992, le conseil municipal décide de regrouper sur le site les différents services municipaux tout en conservant le bâtiment. C’est l’architecte Roland Castro qui imagine l’extension actuelle.

Jean de Beins  (1577-1651)

Jean de Beins a 13 ans lorsqu’il s’engage au service du Roi dans une compagnie d’arquebusiers à cheval. Après de nombreuses campagnes, il se fixe en Dauphiné et s’initie à la géographie. Promu en 1607 ingénieur du Roi et géographe du Dauphiné, il oeuvre auprès de Lesdiguières, lieutenant général du Dauphiné et futur connétable de France, dans ses campagnes militaires contre la Savoie et le Piémont. Anobli en 1610, il achète en 1619 le domaine de Visencourt où il finira ses jours.

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