La Vence

La Vence est au cœur de l’histoire de Saint-Égrève. Pendant des siècles, elle prodigue aux villageois l’eau potable. Si elle permet le progrès et l’essor du village, ses caprices causent aussi jusqu’à la fin du XIXe siècle des inondations redoutables.

La Vence

La Vence, torrent impétueux, traverse Saint-Égrève d’est en ouest. Elle prend sa source à Chamechaude, sommet de Chartreuse, et dévale les pentes jusqu’au village de Quaix. Peu après, elle s’engouffre dans des gorges encaissées de l’Infernet, ponctuées de belles cascades appréciées des adeptes de canyoning.Elle poursuit son cours tumultueux jusqu’au pont de l’Oule où elle alimente une centrale hydroélectrique créée en 1892 par Félix Poulat. Elle s’assagit ensuite en arrivant dans la ville, construite sur le cône de déjection formé par le torrent au cours des siècles. Tout près de son cours, à La Monta,des vestiges mis au jour par le passé attestent d’une implantation humaine dès l’époque gallo-romaine.La Vence est généreuse et accepte de partager ses eaux pour alimenter le canal des usiniers au lieu-dit “Les Prises”.

En passant sous le pont des Brieux, elle salue à l’occasion les peintres de l’école de Proveysieux qui se retrouvaient à l’Hôtel des Terrasses.

Sous le Pont de Vence, elle se souvient des anciens tramways circulant au-dessus d’elle entre 1900 et 1951 ;et voit leur retour en 2015.Elle parcourt ensuite en ligne droite le chemin restant pour regagner l’Isère, où elle se jette, à 1,5 km en aval du barrage de Saint-Égrève-Noyarey.

Dans son périple, long de 17,2 km, elle aura franchi 1875 m de dénivelé.

La brasserie de Saint-Robert

Créée en 1874 par Félix Poulat, éphémère maire de Grenoble, la brasserie était une des plus importantes de l'Isère, célèbre pour sa bière de Saint-Robert. Pour le fonctionnement de celle-ci, Félix Poulat construit en 1892 une centrale hydroélectrique sur la Vence dont la production servira aussi à l'éclairage public de Saint-Égrève.

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

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