La place Pompée

La place Pompée occupe aujourd’hui l’emplacement d’un important quartier industriel de Saint-Égrève qui a prospéré du XIXe siècle jusqu’aux années 1960.

Le nom de cette place, pas plus que celui de Néron que porte la montagne qui domine Saint-Egrève, n’a de rapport avec l’Antiquité romaine. C’est plus prosaïquement celui d’un entrepreneur, Jean Pompée, dont la veuve fait donation à la ville, en 1925, d’un terrain lui ayant appartenu. En reconnaissance, le conseil municipal décidera de baptiser cette nouvelle place du nom de son ancien propriétaire.

Dans ce quartier industriel, traversé par le canal des Usiniers, Jean Pompée exploite à partir de 1893 une tannerie familiale. À sa mort, l’atelier est transformé en scierie avant qu’un incendie ne détruise les bâtiments.

À proximité existe alors une petite entreprise de tissage, rachetée et agrandie en 1928 par les Tissages de Vizille. Les nouveaux ateliers seront les seuls à Saint-Égrève munis de sheds (toiture en dent de scie). Ils compteront jusqu’à 150 ouvriers, majoritairement des femmes, qui travaillent dans des conditions difficiles, en deux  équipes, de 5 heures à 21 heures. À partir de fils synthétiques comme la viscose, on y fabrique de la toile de parachute ou encore un tissu de verre, intégré par exemple dans les capots des DS Citroën. Cette usine fonctionnera jusqu’en 1963. La turbine qui l’alimentait est aujourd’hui conservée au musée EDF Hydrelec, à Vaujany en Oisans.

En 2012, la restructuration de la place fait disparaître l’ancienne maison de Jean Pompée ainsi que les ateliers de l’industrie textile. Seul témoin modeste de ce passé, la fontaine en pierre, accolée autrefois à la maison du tanneur, se dresse désormais à l’entrée de la place. 

Histoire de tram

La ligne de tramway Grenoble-Voreppe a été inaugurée à Saint‑Égrève en mai 1900. Cette ligne disposait d’un embranchement au niveau du pont de Vence, permettant de desservir le quartier de La Monta, ainsi que l’orphelinat départemental. Le terminus de cette portion était installé à la Basse-Monta, juste au‑dessus de l’actuelle place Pompée. Si la ligne principale allant de Saint‑Robert à Voreppe a été fermée en juillet 1938, celle de La Monta a, quant à elle, fonctionné jusqu’en février 1951

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