La maison Béthoux

Sous l’Ancien Régime, Saint-Égrève compte plusieurs manoirs situés au centre de domaines agricoles ou d’agrément. La maison Béthoux est l’héritière d’une de ces résidences de la noblesse rurale. Au milieu du XXe siècle, elle deviendra le lieu de production d’un curieux élixir.

La maison Béthoux

L’existence de cette maison est attestée au XVIIIe siècle par un plan qui illustre parfaitement l’organisation d’une demeure nobiliaire sous l’Ancien Régime.
Le logis des maîtres se trouve au centre d’un vaste domaine agrémenté de bois, de vergers et de jardins à la française.Il est complété par la maison du fermier et par les annexes nécessaires à l’exploitation,réparties autour de la basse-cour: grange, pressoir, poulailler, écurie et remise. Le colombier, privilège de la noblesse, révèle le rang des propriétaires.

En 1820, le domaine appartient à Jean-François Humbert, comte du Bouchage, maire de Saint-Égrève de 1816 à 1846. À sa mort, sa fille respecte la volonté de son père de permettre aux habitants du hameau de Champy d’avoir accès à l’eau potable. À cette fin, elle entreprend des travaux sur sa propriété pour transporter l’eau depuis la source familiale, située au pied du Néron, jusqu’à un bassin construit sur le chemin de Champy.

Après être passée de mains en mains,la propriété est acquise en 1933 par Albert Béthoux. Ce pharmacien des Abrets s’installe à Saint-Égrève pour poursuivre la fabrication de la version vétérinaire du célèbre Élixir du docteur Ernest Guillet, dont il se réclamera comme unique successeur. Son gendre poursuivra la fabrication de l’élixir pour lequel il dépose une marque en 1971.Cette production sera arrêtée en 1992.

Aujourd’hui, cette demeure est une copropriété privée dont le charme d’antan a été conservé. 

Attention, merci de veiller au respect et à la tranquillité de cette propriété privée.

L'élixir du docteur Guillet

Dans la première moitié du XIXe siècle, le docteur Pierre‑Joseph Guillet, de la Tour-du-Pin, met au point un élixir, à base de plantes aux vertus digestives et vermifuges, qui connaîtra une belle destinée. Ses successeurs commercialiseront deux versions : l’une pour les humains et l’autre pour un usage vétérinaire. Celle‑ci, dénommée “Véritable élixir de santé hygiénique et météorifuge d’Ernest Guillet fils” sera ensuite reprise par Albert Béthoux et produite à Saint‑Égrève.

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

PDF - 1,43Mo