L'hôtel des Terrasses

Située au pied de la montagne, facilement accessible depuis Grenoble par la route de Lyon, Saint‑Égrève est au XIXe siècle un lieu de promenade apprécié des citadins. L’Hôtel des Terrasses devient rapidement incontournable pour ces derniers, ainsi que des peintres de Proveysieux, sur le chemin de la Chartreuse.

L'hôtel des Terrasses

Cette maison est acquise en 1885 par un certain Pierre Désirat. Ses fils y installent ensuite un hôtel restaurant et une pâtisserie chocolaterie. Très vite, les Grenoblois viennent déjeuner à  l’hôtel Désirat, transportés par patache, ancienne voiture hippomobile au confort rudimentaire. D’autres viennent simplement pour se promener au “bon air” ou monter à pied jusqu’à  Proveysieux. Quelques années plus tard, tout ce beau monde sera acheminé par un tramway flambant neuf, inauguré en 1900. À cette occasion, un grand bal sera donné à l’Hôtel des Terrasses. 

Parmi les clients réguliers se trouve aussi un groupe d’artistes qui aime à se  retrouver le dimanche, autour d’un repas animé, à l’Auberge de Grandgouzier à Proveysieux. Avant d’entamer la montée vers le village de Chartreuse, ils font une halte à la terrasse de l’hôtel pendant que les dames choisissent les gâteaux dans la pâtisserie attenante.

Autre événement mondain, le 19 février 1905, un banquet y est organisé par Monsieur Jail, entrepreneur de couture à Saint-Égrève, à l’occasion des 100 000e douzaines de paires fabriquées par la ganterie Alphonse Terray grand-père du célèbre alpiniste Lionel Terray. L’affiche annonçant ce banquet est réalisée par le dessinateur Émile Rabilloud dans un style Art nouveau.

Attention, merci de veiller au respect et à la tranquillité de cette propriété privée.

L'école de peinture de Proveysieux

Sous l'impulsion du peintre paysagiste Jean Achard (1807- 1884) se forme dans la seconde moitié du XIXe siècle un mouvement de peinture exaltant les paysages du Dauphiné et de la montagne. Les artistes n'hésitent pas à peindre en plein air ou devant des paysages de haute 
montagne difficile d'accès à cette époque. Parmi eux, Théodore Ravanat et ses amis, constituèrent “la colonie de Proveysieux” au sein de l’École dauphinoise de peinture.

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

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