L'école de La Monta

Pendant longtemps, mairie et école ont occupé les mêmes locaux, que ce soit dans une maison commune louée à un particulier ou dans les locaux de l'actuelle école de La Monta.

L’instruction publique a toujours été un souci constant de la municipalité de Saint-Égrève. À bien des égards, ses décisions ont même devancé les politiques menées au niveau national sur cette question.

En 1796, l’administration du canton adresse au président du département de l’Isère une réclamation en vue d’obtenir la nomination de quatre instituteurs, arguant que “la dépravation des mœurs [...] doit être attribuée en partie au défaut d'instruction plus qu’à toute autre cause”.

En 1801, le maire de Saint‑Égrève convainc à son tour ses administrés d’embaucher et loger un maître d’école, choisi parmi les personnalités présentant des garanties d’instruction et de bonnes mœurs.

L’école est payante, mais l’instituteur est tenu d’accueillir gratuitement les enfants des familles indigentes.

Au milieu du XIXe siècle, le conseil municipal décide de la construction de l’école-mairie de La Monta.Terminé en 1861, le bâtiment présente un corps central monumental et deux corps latéraux plus modestes. L’horloge offerte par un habitant de la ville, située dans le fronton ainsi qu’une cloche rythment la journée des écoliers.

En 1869, le maire de la ville propose à ses conseillers de rendre gratuite la scolarité pour tous les écoliers, s’inscrivant ainsi dans la nouvelle loi Duruy qui offrait cette possibilité aux communes.

Le bâtiment sera complété en 1883 par deux ailes, qui lui donneront sa configuration actuelle.

En 1937, la partie mairie sera déplacée au château Borel, le bâtiment ne conserve alors que sa vocation scolaire.

Un symbole républicain

Au cours du XIXe siècle s’affirme en France le modèle de mairie‑école, symbole de la République. La mairie occupe le corps central du bâtiment et les écoles de filles et de garçons les corps latéraux. Il s’agit à la fois d’éduquer les citoyens et de leur permettre de remplir  leurs prérogatives républicaines comme assurer les scrutins, tenir l’état civil ou célébrer les mariages.  La monumentalité des bâtiments, leur décor architectural,  souvent emprunté à l’architecture classique, exalte leur vertu civique.

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

PDF - 1,43Mo