L'ancien orphelinat

C’est à Saint-Égrève que le Conseil général de l’Isère décide à la fin du XIXe siècle de construire le premier orphelinat départemental. Consacré aux jeunes filles, il sera complété quelques années plus tard par un orphelinat de garçons implanté à Voiron.

Le Conseil général de l’Isère décide en 1880 de créer un orphelinat laïc et de l’installer dans le bâtiment qui abrite alors l’école normale d’institutrices. Plus de 300 jeunes filles, formées dans cette école, enseigneront d'ailleurs dans les principales communes du département.

En septembre 1883, l’établissement commence à recueillir une vingtaine d’orphelines. Mais le bâtiment devient rapidement inadapté en raison de l’augmentation régulière du nombre de pensionnaires, de l’inconfort et de la vétusté des lieux. Le Département engage donc la construction de nouveaux locaux.

Ce bâtiment, érigé en 1900 à proximité du premier, peut accueillir davantage d’enfants dans un environnement amélioré. Le “chemin vert” permet aux visiteurs d’y accéder plus directement depuis l’arrêt de tramway spécialement prévu à cet effet. L’orphelinat est aussi un des premiers bâtiments de la ville à disposer de l’électricité.

Cette maison d’accueil changera plusieurs fois de nom : d’orphelinat à “Foyer départemental des orphelines de l’Isère” à partir de 1934, puis “Foyer départemental de jeunes filles” en 1972 et enfin “Foyer départemental de l’enfance” en 2001.

L’ancien orphelinat perdra ensuite sa vocation et demeurera désaffecté durant plusieurs années. En 2017, le Conseil départemental souhaitant réhabiliter ce bâtiment chargé de mémoire, décide de sa transformation en une résidence de 35 logements.

Attention, merci de veiller au respect et à la tranquillité de cette propriété privée.

Les orphelins au XIXe siècle

Les orphelins et les enfants abandonnés sont extrêmement nombreux au XIXe siècle.

Les causes en sont diverses et généralement liées à la guerre ainsi qu’à la pauvreté des classes populaires. Souvent, ne pouvant subvenir aux besoins de leur nouveau-né, des mères ou des couples préfèrent le confier à l’assistance publique, promesse d’une vie jugée meilleure. Jusqu’en 1865, les “tours d’abandon”, sortes de casiers tournants aménagés à l’entrée des hospices, leur permettront même de déposer leur enfant de façon anonyme.

Depliant_panneaux_patrimoniaux_et_parcours_sportifs.pdf

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