Expression politique - juin 2020

Groupe Priorité Saint-Égrève

Aux urnes citoyens : l'après covid-19 doit aussi passer par un sursaut démocratique

Après trois mois d'incertitudes et de rebondissements scientifiques comme organisationnels, tous les voyants sont au vert pour que les Français se rendent aux urnes le 28 juin prochain. Saint-Égrève fait partie des communes concernées par un second tour et c'est l'occasion pour les habitants de s'exprimer sur l'avenir de la ville.

L'épisode du covid-19 doit aussi nous rappeler que nous devons agir et nous impliquer sur les questions d'organisation de notre société et de nos institutions. La sécurité sanitaire est depuis longtemps au 1er plan et elle est aujourd'hui renforcée dans les préoccupations des décideurs publics. De la même manière, la Ville a tout mis en œuvre pour garantir la protection de tous au sein des bureaux de vote. Ces mesures vont permettre aux citoyens de s'exprimer plus massivement pour leurs élus locaux et ne pas faire gagner le taux d'abstention, signe d'échec démocratique.

Au 1er tour, près de 6 Saint-Égrévois sur 10 ne s'étaient pas exprimés et cela n'est jamais une satisfaction. Gageons que le recul de l'épidémie, les mesures barrière prises (masques dans les bureaux de vote, distanciation physique, vitres séparatrices, gel hydro-alcoolique et désinfection du maté-riel de vote) et surtout l'envie de choisir ses représentants pour les six années à venir auront raison de cette anomalie abstentionniste du 15 mars dernier.

Cette crise du covid-19 aura donc marqué les esprits et les modes de fonctionnement. Nous ne savons pas si "plus rien ne sera jamais comme avant"mais nous savons par contre que le rôle des élus locaux a été renforcé et que plus que jamais la solidarité entre les individus est cruciale. Nous avons vus combien il était important de revenir à des préoccupations proches de nous, comme la santé ou l'entraide, l'emploi local ou l'alimentation en circuit-court. Ne perdons jamais de vue l'essentiel !

Nous vous souhaitons un bel été.

contact@priorite-saintegreve.fr

Groupe Saint-Égrève Autrement

Renvoyer nos enfants à l‘école ? Sortir, retourner dans les restaurants et les bars ? Partir en vacances ? ...

1ère partie

 

Autant de questions que chacun se posait ces dernières semaines et qui sont le constat d'un avant et d'un après COVID-19. Dorénavant nous devons passer du monde des ''certitudes'' caractérisées par l'illusion que l'on pouvait tout maîtriser avec un risque zéro, à celui des ''incertitudes'' de ce monde d'après.

En effet, il nous faut bien reconnaître que, de la certitude, il ne peut plus y en avoir. Si l'on peut raisonnablement espérer la mise au point à terme de vaccins et de médicaments efficaces contre le nouveau virus, nous rentrons forcément aujourd'hui dans une période de transition vers une multitude de situations inconnues. Nous pouvons dès lors accepter cette période et, en même temps, s'en saisir pour penser demain, pour avancer positivement et progresser dans notre rapport avec le monde et avec les autres. C'est en fait ce qui se passe déjà : chacun peut observer autour de lui des changements importants de points de vue qui induisent des changements de comportements. Ici et là, des formes d'adaptation voient le jour, de la résilience diffuse, de la créativité émerge dans tous les domaines, un nouveau paradigme se dessine. Ce sont ces réactions positives, même imprégnées de craintes et de doutes, qui nous permettront de faire face pendant cette période de transition.

Il s'agit tout à la fois de "lâcher prise" pour dominer nos craintes et de nous montrer créatifs et solidaires dans ce "nouveau monde" que nous avons à construire.

F. Charavin, JM Puech, H Belrhali
hassan.belrhali.ps@gmail.com

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Renvoyer nos enfants à l‘école ? Sortir, retourner dans les restaurants et les bars ? Partir en vacances ? ...

2ème partie

 

Celles et ceux qui sont pour le "oui, il faut déconfiner rapidement", avec des arguments tels que : "il faut y aller, pour notre moral, pour notre liberté, pour la reprise de l'économie..." ont raison. Ce sont probablement des personnes de nature adaptable, souples, dotées d'une certaine résilience ou, tout simplement qui se sentent de taille à relever un défi sans avoir de certitudes.

Celles et ceux qui sont pour le "non, il faut attendre encore", avec la volonté de maîtriser le plus grand nombre d'éléments possibles, tout en reconnaissant tous les arguments précédents, ont également raison. Sans doute, réagissent-ils par rapport à un besoin de maîtrise sans faille qui correspond à leur nature.

En aucun cas, on ne pourra imposer des changements d'attitudes si radicalement différentes. L'exiger risquerait d'être contre-productif. Aussi, serait-il probablement judicieux d'accepter ces deux approches et de composer avec elles, en avançant de manière pragmatique. Le personnel de santé a relevé un défi monumental malgré un manque criant de moyens durant la crise sanitaire, souvent face à la mort, bien plus directement que la sensation que nous avons à présent de cette Epée de Damoclès.

En ce qui concerne l'école, ces positions sont d'actualité. Des parents souhaitent que leurs enfants retournent en classe, d'autres non. Les enseignants dans leur majorité souhaitent retrouver leurs élèves, d'autres ne le peuvent pas pour des raisons de santé notamment.

L. Amadieu, B. Ruef, E. Bruyant
groupe.ecosol@orange.fr

Groupe Pour une gauche authentique à Saint-Égrève

Renvoyer nos enfants à l‘école ? Sortir, retourner dans les restaurants et bars ? Partir en vacances ?...

 3ème partie

 

Faut-il attendre d'être prêts à 100 %, dans la mesure où nous transitons vers un monde d'après qui ne répondra plus à nos habitudes et certitudes d'avant ? Jouir à nouveau de la vie, sortir, retrouver les amis, ne seront pas des bonheurs durables sans reconstruction sociale. Celle-ci sera de la responsabilité des élus locaux et nationaux, mais aussi de celle de chaque citoyen.ne.

L'occasion nous est donnée de réorienter les systèmes productifs, agricoles, industriels et de services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et axés sur le rétablissement des grands équilibres écologiques. Tout en respectant le plus strictement possible les mesures de confinement, les mobilisations citoyennes doivent dès à présent déployer des solidarités locales avec les plus touchés et pousser les pouvoirs publics à une réponse démocratique, sociale et écologique à la crise.

Le dé-confinement ne doit pas être juste une étape de remise en marche de l'économie en faisant attention aux mesures de sécurité ou en saupoudrant la crise d'aides ponctuelles : c'est toute la société qui doit se rassembler pour construire LE futur, écologique, féministe et social, en rupture avec les politiques menées jusque-là et le désordre néolibéral."Mettre définitivement l'homme à l'abri du besoin, en finir avec la souffrance et les angoisses du lendemain", Ambroise Croizat, père de la Sécurité́ Sociale.

Sylvie Guinand, Front de Gauche - PCF
gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com