Expression politique - Octobre 2019

Groupe Priorité Saint-Egrève

La démocratie à l’épreuve des réseaux sociaux

Peut-on tout exprimer dans notre démocratie moderne ? Tous les points de vue sont-ils recevables ? La loi répond à cette question par la négative dès lors que l’on rentre sur des positions mettant en péril la cohésion nationale et  les valeurs de l’humanité. C’est l’exemple de l’apologie du nazisme ou de propos à caractère racistes ou homophobes. 

Notre démocratie est de plus en plus mise à mal par la libre expression sur les réseaux sociaux provoquant ainsi une surenchère de réactions qui peuvent parfois flirter avec la légalité, voire l’enfreindre. Les grands réseaux sociaux, Facebook comme Twitter, luttent contre les paroles ou images illégales mais ne peuvent rien lorsque les choses sont insidieuses et face à la quantité d’informations partagées. On pense particulièrement aux fake news ou fausses nouvelles, qui loin d’avoir des sources fiables, jouent sur les émotions et provoquent ainsi de multiples partages.

Il est essentiel que les États continuent de lutter sans relâche contre ce fléau, par l’éducation dès le plus jeune âge et tout au long de la vie. Il faut entretenir l’esprit critique et ne pas prendre pour argent comptant ce qui pourrait être dit ou écrit, surtout si cela joue sur les émotions.

 

Cette recherche d’informations sourcées et fiables est malheureusement de moins en moins considérée alors que nous savons bien que l’important n’est pas uniquement l’information mais bien le contexte dans laquelle elle a été émise et par qui. Cela est trop souvent oublié à l’heure des réseaux sociaux et dans notre monde moderne et numérique où l’émotion passe avant la réflexion. Soyons tous vigilants pour être de meilleurs citoyens.

Le groupe Priorité Saint-Egrève – contact@priorite-saintegreve.fr 

Groupe Saint-Egrève Autrement

Élections municipales, mode d’emploi ! (1ère partie)

Les dimanches 15 et 22 mars 2020 auront lieu, dans chaque commune de France, les prochaines élections municipales. Faisons le point ensemble sur les modalités de vote et sur le processus de cette élection. 

Qui peut voter lors des élections municipales ?

Aujourd’hui, les électeurs français et européens peuvent voter : pour cela, il faut être âgé d’au moins 18 ans et être inscrit sur les listes électorales de la commune. 

Un point d’histoire : le suffrage universel est récent (par opposition au suffrage censitaire qui ne permettait qu’aux citoyens les plus riches d’être électeurs). La France est l’un des premiers pays à instaurer le suffrage universel, à partir de 1848 les hommes français âgés de plus de 21 ans peuvent voter. Il faudra attendre presqu’un siècle, en 1944, pour que les femmes obtiennent, elles aussi, le droit de vote rendant de fait le suffrage vraiment universel. Elles voteront pour la première fois aux élections municipales de mars 1945. L’âge du droit de vote sera abaissé à 18 ans pour tous en 1974. 

Comment s’inscrire sur les listes électorales ?

Dans la plupart des cas, pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la demande d’inscription doit être faite au plus tard le vendredi 7 février 2020. Elle peut se faire en ligne directement : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R16396

… Lire la suite de l’article à l’emplacement du groupe Écologie, Solidarité, Citoyenneté

Françoise Charavin, Jean Marcel Puech et Hassan Belrhali (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Élections municipales, mode d’emploi ! (2e partie de la tribune de Saint-Égrève Autrement)

Comment se passe une élection municipale ? Quel impact sur la Métropole ?

Contrairement à une idée reçue, les électeurs ne votent pas directement pour le Maire mais pour des conseillers municipaux qui eux-mêmes éliront ensuite le Maire et ses adjoints. La durée de leur mandat est de 6 ans. 

En élisant les conseillers municipaux, les électeurs votent aussi pour les conseillers communautaires qui sont renouvelés en même temps. Le nombre de conseillers métropolitains désignés par commune varie en fonction du nombre 

d’habitants de la commune.

Saint-Égrève, 16000 habitants environ, dispose de 3 postes. Sur les 124 conseillers métropolitains à élire, 3 seront issus de notre commune. 

Un scrutin proportionnel ?

Les listes candidates à l’élection municipale devront respecter deux conditions :

1- présenter un nombre de candidats égal au nombre de sièges à pourvoir au sein du Conseil Municipal. Pour Saint-Égrève, il s’agit de 33 personnes sur chaque liste, 3 d’entre elles étant également candidates au Conseil Métropolitain.

2- la liste doit être paritaire et alterner les hommes et les femmes.

Le scrutin est proportionnel, de liste, à deux tours avec prime majoritaire accordée à la liste en tête. Les électeurs votent donc pour une liste et, à l’issue du 2e tour, la liste arrivée en tête bénéficie de la prime  majoritaire.

Cela signifie qu’elle obtient d’office la moitié des sièges à pourvoir, même si elle ne franchit pas la barre des 50%. Les sièges restants sont répartis à la proportionnelle.

L. Amadieu, B. Ruef, E. Bruyant, groupe.eco.sol@orange.fr

Groupe Front de Gauche - PCF

Collecte et traitement des déchets : une filière publique d’avenir !

La déchèterie de Saint-Égrève permet à 416 500 habitants de 34 communes d’éliminer ou valoriser les déchets encombrants, dangereux et toxiques. 

Accueillis par des agents formés et dévoués, nous les côtoyons sans nous douter de l’importance de cette filière dans notre vie : ce sont les “invisibles” de notre société alors que leur labeur dans nos déchets génère des milliards de bénéfices. Subissant une pénibilité qui ampute leur espérance de vie de plus de 15 ans, ils ont trois fois plus de risques de mourir avant 65 ans.

En septembre 2018 une douzaine de déchèteries ont été bloquées sur les 21 de l’agglomération pour dénoncer des "conditions de travail précaires”, “un management autoritaire”, une “flexibilité sans préavis sur l’ensemble du territoire métropolitain”, le “non-respect des règles d’hygiène et de sécurité”, le “recrutement basé sur l’affinité  personnelle et non sur la compétence professionnelle” et le “travail obligatoire le dimanche sans majoration salariale”. La grève a été soutenue par un certain nombre d’élus d’opposition dont je fais partie car les enjeux de développement et de financements pérennes de cette filière sont essentiels.

La production mondiale de déchets municipaux représente 2,1 milliards de tonnes par an. Les ménages ne sont pas la première source : l’industrie en génère 18 fois plus. La mise en décharge est la solution la plus utilisée mais tout n’est pas ramassé ou recyclé... Pour éviter que les déchets restants ne se retrouvent dans la nature ou soient exploités par le commerce illégal, d’autres solutions sont à envisager, notamment le changement de mentalités dès la conception du produit : les industriels doivent arrêter de surproduire et fabriquer davantage d’emballages recyclables. Il nous faut enfin investir des fonds publics durables dans la recherche et pour revaloriser les carrières des agents, reconnaître leur pénibilité pour rendre attractive cette filière et renforcer les effectifs statutaires et les formations.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF
https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/