Expression politique - Novembre 2019

Groupe Priorité Saint-Egrève

Les citoyens au centre de la vie publique

Depuis plusieurs années les villes développent des moyens de faire participer directement les citoyens à des projets relevant de la compétence communale. C’est le cas des budgets participatifs dans lesquels chaque habitant peut se consacrer à un projet qui lui tient à coeur. Cette nouvelle forme d’implication  citoyenne est intéressante pour réconcilier l’action publique et les habitants, puisque ceux-ci prennent part aux initiatives et peuvent ainsi voir les contraintes qui en découlent.

Si les mandats électifs permettent une stabilité de gouvernance pendant plusieurs années, ces formes d’interaction directes donnent un nouveau souffle à la démocratie. A l’image de ce que les Français ont pu voir  dans la contestation des gilets jaunes, il y a un  besoin de comprendre les actions, qu’elles soient gouvernementales ou à l’échelle locale. Sans cela un  écart se creuse entre ceux qui détiennent un mandat et la population. L’exemple du Brexit est ainsi frappant et dénonce une réalité malheureuse. Loin d’être une situation facile, il montre surtout le décalage entre les intentions et les décisions à prendre menant à un  capharnaüm sans précédent dont l’issue ne pourra être que négative.

Il est donc nécessaire pour les Français de dialoguer  encore et toujours afin de garantir un pacte social à  l’échelle du pays. La République française étant une et indivisible, le repli sur soi et le communautarisme sous  toutes ses formes iraient donc à l’encontre de la  stabilité nationale. L’engagement pour l’avenir passe  donc par chacun d’entre nous. 

 

Le groupe Priorité Saint-Egrève

Groupe Saint-Egrève Autrement

NOTRE Métropole : Mutualisation et coopération (1ère partie)

C’est avec la volonté d’organiser rationnellement les territoires et d’atteindre une taille critique qui leur permette de conduire des politiques publiques adaptées à leurs ambitions que les collectivités locales ont évolué de la commune vers l’intercommunalité. En 1966, est créée la première instance intercommunale de notre agglomération : le SIEPURG, Syndicat Intercommunal d’Études des Problèmes d’Urbanisme de la Région Grenobloise regroupait 23 communes. Ce niveau intercommunal évoluera sous des dénominations diverses jusqu’à la création, en 1994, d’une communauté de communes, Grenoble-Alpes Métropole qui rassemblera 27 communes en 2013. En 2015, élargie à 49 communes, notre agglomération de 450 000 habitants prend le statut juridique de  métropole, de même que 21 intercommunalités de France. Dotée d’une fiscalité propre la métropole  dispose des financements pour une politique de  coopération efficace. Grâce à cet effort collectif, les élus communautaires peuvent prévoir des budgets d’investissement pour des projets à fort impact économique (218 millions d’euros en 2019 contre 6 millions pour une ville comme Saint-Égrève).

Pour conduire cette politique les citoyens désignent, lors des élections municipales des conseillers communautaires. Au nombre de 124, ils siègent au conseil communautaire.

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Françoise Charavin, Jean Marcel Puech et Hassan Belrhali (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

NOTRE Métropole : du service public à l’action économique
(2ème partie, suite tribune Saint-Égrève Autrement)

En général, les habitants le savent, déchets (dès 1972) & eaux usées (création de la régie d’assainissement en 2001) sont gérés de manière intercommunale. Mise en service en 1989, l'usine de traitement des eaux usées d'AQUAPOLE (au Fontanil) est exploitée par Grenoble-Alpes Métropole. Au fil du temps, d’autres compétences ont été mutualisées autour d’éléments de programmation ou de planification : PDU (plan de déplacements urbains), PLH (programme local de l’habitat), PLUI (plan local de l’urbanisme), Plan Air Climat...

En janvier 2015, la création de la Métropole a renforcé la coopération entre communes. Le conseil métropolitain et ses élus pilotent un nombre très important des politiques publiques : développement économique, urbanisme, habitat, protection de l’environnement …

L’action directe des services de la Métropole est complétée par sa participation à des sociétés d’économie mixte ou des syndicats : SMTC (syndicat mixte des transports en commun), CCIAG (compagnie de chauffage urbain), SEM Alpexpo, Minatec, GEG (Gaz Électricité de Grenoble). Ces partenariats offrent aux élus métropolitains d’autres leviers pour développer leur politique.

Services, investissements, la Métropole est un important outil au coeur de nos vies. A nous, citoyens, d’investir ses instances participatives : conseil de développement, commission consultative des services publics, comités d'usagers !

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Laurent Amadieu, Brigitte Ruef, Eric Bruyant, groupe.eco.sol@orange.fr

Groupe Front de Gauche - PCF

NOTRE Métropole : les orientations politiques
(3ème partie, suite de la tribune du groupe Écologie, Solidarité, Citoyenneté)

Expression politique - Novembre 2019 Le projet politique de la métropole est décidé par 124 conseillers communautaires. Ces derniers sont élus au cours des élections municipales : ils sont conseillers municipaux, le plus souvent maires ou adjoints. Saint-Egrève, sixième ville de l’agglomération, a trois élus. Ils représentent les communes et assurent un lien avec elles mais ils doivent participer aux choix politiques de la métropole dans toutes ses compétences.

A la suite de l’élection, des groupes politiques s’associent pour former la majorité du conseil communautaire et désigner le président et les vice-présidents (20 dans notre Métropole).

En commissions thématiques, les élus débattent des dossiers qui conduisent à des délibérations soumises au vote du conseil communautaire, qui se réunit tous les mois en séance publique. Le fonctionnement du conseil métropolitain est donc comparable à celui d’un conseil municipal.

Pour assurer une indispensable coordination entre la métropole et les communes, une conférence des maires est organisée environ une fois par mois. Des conférences territoriales, réunies plusieurs fois par an, renforcent la participation des communes. Parler du territoire permet d’évoquer la santé, l’école, les transports, l’accès aux services publics, le tourisme, la culture, les loisirs… tout ce qui constitue la vie des citoyennes et citoyens au quotidien. Le rôle des élus doit donc être motivé par les réponses à apporter à leurs besoins.

 

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF