Expression politique - Février 2017

Groupe Priorité Saint-Egrève

Vidéo-protection : pour un cadre de vie apaisé à Saint-Egrève !

Nous avons choisi d'inscrire parmi les projets du mandat, le déploiement de la vidéo-protection qui sera l'une des actions phare du plan de sécurité et de prévention de la municipalité, afin de lutter contre les incivilités mais aussi afin de doter nos policiers municipaux et nos gendarmes de moyens modernes d'investigation.

Depuis 2010, la ville de Saint-Egrève et ses partenaires institutionnels ont défini collectivement une stratégie territoriale en matière de prévention et de sécurité afin de s'adapter aux évolutions de la délinquance. A l'instar de nos communes voisines qui sont en train ou ont déjà mis en œuvre un tel dispositif - Grenoble, Saint-Martin-le-Vinoux, Voreppe, Le Fontanil - la vidéo-protection apparaît comme un outil d'aide complémentaire indispensable pour les équipes de police.

Il n'est pas question d'installer des caméras à chaque carrefour ni encore moins de surveiller la population, mais bien d'apporter un outil supplémentaire aux forces de l'ordre afin qu'elles puissent être aidées dans la résolution d'affaires. La vidéo-protection permet en effet de dissuader d'éventuels individus de commettre des actes de délinquance et d'améliorer les taux d'élucidation des dépôts de plainte.

Avec l'aide des référents sûretés de la gendarmerie nationale, une étude globale sur notre ville sera réalisée au cours du premier semestre afin d'identifier les secteurs où un dispositif de caméra pourrait être pertinent. Cette expertise sera d'une importance capitale puisqu'elle nous fournira de précieuses recommandations, en termes de matériel proposé ainsi qu'en termes de localisation de points sensibles.

Pour nous ce choix très encadré juridiquement et mis en place en concertation avec la population, est un gage d'une meilleure sécurisation, à terme, de notre ville et de ses habitants pour que notre ville reste une ville où il fait bon vivre.

Pascal de FILIPPIS
Président du Groupe Priorité Saint-Egrève

Groupe Saint-Egrève Autrement

Un budget 2017 conservateur et décalé

C'est une « tradition » à Saint-Egrève : le budget de fonctionnement de la ville est exagérément pessimiste tant en dépenses qu'en recettes. Conséquence : comme les années précédentes, nous terminerons 2017 avec un excédent de près de 1 million d'euros entre le prévu et le réalisé mais il faudra tout de même faire face à des restrictions de crédits !!
C'est paradoxalement au moment où la population de St-Egrève augmente et se diversifie sociologiquement le plus, que la majorité décide de réduire à la fois le personnel et les dépenses liées aux services rendus. On a le sentiment d'un décalage entre la réalité des Saint-Egrèvois et le diagnostic conservateur et daté sur lequel l'exécutif se base pour construire le budget de la ville.
Sentiment que renforce la quasi-stagnation de la subvention accordée au CCAS malgré l'accentuation du vieillissement de la population et la nette augmentation du chômage sur la commune (+17 % en 2016/2015). Tout comme les baisses des subventions aux associations qui ont effectivement diminué de 100 000 euros entre 2013 et 2015.
Par ailleurs, des investissements sans cohérence et déconnectés de la réalité sont annoncés :
120 000 euros pour des caméras de surveillance (!), une rénovation de l'école Barnave (aujourd'hui dans un état lamentable) au lieu d'une reconstruction, qui aurait dans tous les cas dû être réalisée depuis longtemps déjà.

La majorité annonce également (sans aucune explication) un investissement de plus de 2 millions d'euros pour « renforcer le numérique » à la Bibliothèque Barnave (après une facture de 50 000 euros d' « études » !) et laisse entendre la fermeture des antennes de Rochepleine et de Fiancey.
Ce sont plutôt ces antennes qui mériteraient de sérieux investissements pour augmenter leur attractivité et inciter les lecteurs à y revenir. La fermeture de ces services municipaux de proximité serait inacceptable.

L'enjeu est plus que jamais de maintenir le niveau de services indispensable à la qualité de vie des Saint-Egrèvois.

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté
Françoise CHARAVIN,
Jean Marcel PUECH et Hassan BELRHALI (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Participation citoyenne : vœu pieux ou d'avenir ?

A St-Egrève, la participation des habitants à la vie démocratique locale se résume à voter tous les 6 ans. Le Conseil des habitants est opaque, celui de l'Agenda 21 ne se réunit plus, le Conseil Municipal des Enfants a disparu. Pourtant, dans le projet de mandat de l'actuelle majorité, on lit: « développer la démocratie de proximité, mettre en place un Conseil de Jeunes, ... ». La ville pourrait prendre exemple sur la Métropole qui a lancé une plate-forme participative où chacun peut donner son avis sur les projets.
A St-Egrève, nous pensons qu'il est grand temps que la ville valorise les idées des habitants. Comment ?
- par une meilleure information sur les dossiers en cours ;
- par une réelle concertation et prise en compte des avis ;
- par sa capacité à accompagner les idées et projets des habitants.
Toutes les formes de participation sont utiles :
- via Internet. La refonte prévue du site de la ville doit permettre l'accès à plus d'info, aux C.R. de réunions avec présentation détaillée des projets, de signaler facilement un problème, etc. Saint Egrève est une ville @@@@, ce qui veut dire notamment « un accès citoyen à des données publiques lisibles par tous, l'ouverture des données préalables aux concertations sur les projets urbains » ;
- en direct, à travers des réunions de concertation très en amont des projets ;
- par les instances existantes : un Conseil Municipal retransmis en direct, un Conseil des Habitants transparent ;
- par des instances à créer : Conseil des Jeunes, des Associations, etc.
- le budget participatif annoncé pour les quartiers : avec 0,86% du budget d'investissement, c'est un bon début ! à condition que les projets soient sélectionnés par un large public.
Vous avez élu des représentants au Conseil de la Métro et au SIVOM (qui gère, entre autres, le projet de piscine). Ces élus n'ont jamais rendu compte de leur travail ni même de leurs votes !
Une ville transparente, favorisant l'émergence de projets d'habitants et à l'écoute de leurs besoins et leurs attentes, tel est notre vœu !

Laurent AMADIEU, Brigitte RUEF, Tania BUSTOS, groupe.eco.sol@orange.fr

Groupe Front de Gauche - PCF

Une nouvelle organisation territoriale au 1er janvier 2017

La mise en œuvre de la nouvelle organisation territoriale - issue de la loi NOTRe du 7 août 2015 - emporte avec elle de nombreux sujets liés à la gouvernance, aux transferts des compétences, aux finances et à la fiscalité locale, à la réorganisation des équipes administratives de 2 intercommunalités sur 3, à de nouvelles relations avec les départements et régions.
Elle s'inscrit dans les mouvements successifs de déconcentration et de décentralisation des politiques publiques depuis 1964. De nouveaux cadres du  « dialogue territorial » doivent se mettre en place entre les acteurs territoriaux, leurs partenaires et bien sûr les représentants de l'Etat pour répondre à un devoir d'efficacité des politiques publiques, à organiser ensemble et à mener dans la durée.
On ne peut que déplorer les baisses de dotations programmées dans le cadre du pacte de stabilité pour 2017. La part reposant sur les collectivités pour participer à l'effort de redressement des comptes publics est surévaluée : 22 % alors que les collectivités pèsent moins de 18 % des dépenses publiques, et ne tient pas assez compte du poids des dépenses d'investissement dans les budgets locaux.
Le plan d'économies de l'Etat représente au final 40 milliards d'euros. Les collectivités en auront supporté 25 % au total à travers la baisse de 10 milliards des dotations en trois ans. La Cour des Comptes reconnaît « l'effort de maîtrise de leurs dépenses qu'elles ont engagé, au prix il est vrai d'une baisse sensible de l'investissement public et de la commande publique ».
Cela n'a pas que des conséquences sur l'emploi public mais sur l'ensemble de l'emploi, industriel notamment.
Plus que jamais la métropole doit être un projet politique, un échelon stratégique innovant et respectueux des dynamiques locales, des villes, de leurs cultures et de leurs habitants.
C'est ainsi, avec un projet métropolitain ambitieux, démocratique et solidaire, que nous pourrons faire rayonner notre métropole grenobloise et construire son avenir.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF
https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/