Expression politique - Mars 2016

Groupe Priorité Saint-Egrève

Oui, les écoles de Saint-Egrève sont entretenues, rénovées et modernisées !

L'actualité nationale a fait état d'un état préoccupant de certaines écoles publiques dans le sud de la France ou plus près de nous. Certains, en mal de sujet de polémique ou de sujet tout court, ont pensé "surfer" sur cette vague en se disant qu'après tout, plus c'est gros, plus ça passe.

Alors les écoles publiques de Saint-Egrève ? Taudis ou pas taudis ? Faisons le point hors de toute chicanerie politicienne : des faits, rien que des faits.

Notre ville compte 6 groupes scolaires régulièrement entretenus, c'est à dire qu'ils font l'objet de travaux pendant les vacances. Toutes les communes ne le font manifestement pas, nous si !

A côté de cela, ces bâtiments, souvent anciens, nécessitent des travaux plus importants, plus lourds et donc plus coûteux de rénovation ou de modernisation. Cela aussi, nous le faisons et nous le faisons selon un plan de travail réfléchi et établi en fonction des besoins constatés. C'est la bonne méthode car, jusqu'à présent, nous n'avons pas eu besoin d'intervenir dans un bâtiment en urgence, quelque soit le type de bâtiment d'ailleurs...

Alors les écoles ? Le plan est connu depuis le mandat précédent et simple dans son exécution : 2011, l'école de la Gare ; 2012-13, celle du Pont de Vence ; 2014-15, la Monta ; 2016-17-18, les écoles de Prédieu et enfin, à partir de 2018, l'école Barnave. Sur 8 années, près de 5 millions d'euros ont été ou seront dépensés pour l'amélioration énergétique et fonctionnelle de nos écoles.

Tout cela, c'est évidemment sans compter le budget municipal que nous consacrons aux activités scolaires et périscolaires (personnels d'entretiens, fournitures scolaires, activités d'éveil, frais de transport, sport scolaire, musique à l'école, etc.)

Cela, également, sans compter le déploiement du Plan numérique à l'école qui vise à offrir aux enfants des écoles publiques de Saint-Egrève, le meilleur accès possible au Savoir et à la Connaissance disponibles.

Bref, à Saint-Egrève, les écoles sont loin d'être à l'abandon...

Pascal de FILIPPIS
Président du Groupe Priorité Saint-Egrève

 

Groupe Saint-Egrève Autrement

Le projet immobilier Prédieu et le groupe scolaire Barnave

Vous êtes nombreux à le déplorer, les comptes-rendus des Conseils Municipaux et le journal municipal n'informent pas les Saint-Egrèvois sur les positions de l'opposition, nous détaillons donc ici 2 sujets récemment abordés.
A l'ordre du jour du dernier Conseil municipal figurait la vente de terrain nécessaire au projet immobilier Prédieu à un promoteur privé et à Isère Habitat, une coopérative HLM. Ce terrain appartenant à la commune, les services de l'Etat (France Domaine) en ont fait une évaluation chiffrée à 720 000 €. A notre grande surprise, la majorité municipale a décidé de le céder à 467 824 € (avec une moins-value de 252 176 €) ! La majeure partie de cette baisse de prix est au bénéfice du promoteur privé qui va acheter ce terrain 2,5 fois moins cher qu'Isère Habitat qui réalise l'accession sociale ! A nos réserves sur le prix de vente, il a été répondu que le promoteur privé prendra en charge la démolition du bâtiment existant. Or l'avis de France Domaine précise bien que le terrain est évalué "en l'état" et comporte un bâtiment "destiné à la démolition". La majorité fait ainsi un beau cadeau à un promoteur privé. Nous avons donc voté contre cette cession qui ne se fait pas dans l'intérêt de la collectivité.
Lors de ce même conseil, nous avons voté pour la délibération concernant la réhabilitation du groupe scolaire Prédieu. A cette occasion, nous avons questionné la majorité sur le groupe scolaire Barnave dont le bâtiment est dans un état déplorable. Nous engageons les Saint-Egrèvois à aller le voir, à en faire le tour... Nous avons demandé à plusieurs reprises le diagnostic énergétique de cet équipement, il nous a été refusé. Rien ne peut expliquer le retard des travaux sur cette école. Hormis la volonté de la majorité de finir de réaliser un important chantier hautement symbolique juste avant les élections municipales de 2020... Pas sûr que les parents d'élèves apprécieront ce pilotage très politicien des investissements sur la commune !

Françoise CHARAVIN, Jean Marcel PUECH et Hassan BELRHALI (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

 

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Comment faire connaissance avec ses voisins, réaliser des économies, soutenir l'économie locale et moins polluer ?

Promenez-vous du côté de la Pinéa, précisément au pied de la tour de 12 étages et interrogez l'un des habitants des 50 appartements F4 et F5, il vous dira...

C'est là en effet qu'en décembre 2015 s'est terminé un chantier de rénovation d'un montant de 745 000 €. L'idée de rénover cette tour est née en 2012, mais l'AG des copropriétaires la valida en 2013. Des voisins mirent en avant le dispositif « Mur Mur » porté par la Métro. Dispositif qui en fonction du type de rénovation (isolation thermique minimale ou plus complète,) permet une prise en charge financière partielle des travaux. Et plus ces travaux sont importants, plus l'aide augmente. En effet, alors qu'une rénovation a minima n'ouvre pas droit à des aides, le niveau 3 de l'opération permet, à condition de rénover de la cave à la toiture et de changer aussi les fenêtres d'au moins 90 % des copropriétaires, de bénéficier de 40 % d'aides sur la facture.
Résultat ? Il n'en fallait pas moins pour que les plus convaincus, avec l'aide active du conseil syndical, se lancent dans un porte-à-porte pour convaincre tous les voisins du bien-fondé du dispositif. Pas moins de 98 % des propriétaires furent convaincus et acceptèrent de changer leurs fenêtres. Au final, pour un F4, l'opération aura coûté env. 20 076 €, dont seulement 12 171 € pour le propriétaire. Cela reste encore une somme, mais l'aide publique aura permis de diminuer les frais. De plus, pour les revenus les plus modestes, la subvention a atteint jusqu'à 90 % de la facture du foyer !

Conclusion : l'opération est bonne pour les propriétaires qui valorisent leur bien mais aussi pour les locataires qui voient leurs charges baisser grâce à une isolation performante. Rappelons enfin que ce dispositif existe aussi pour les logements dits sociaux et qu'aujourd'hui la Métropole est passée à l'opération "Mur Mur 2" incluant cette fois les maisons individuelles et les logements construits avant 1945 et après 1975. Renseignez-vous !

Laurent AMADIEU, Brigitte RUEF, Tania BUSTOS, groupe.eco.sol@orange.fr

 

Groupe Front de Gauche - PCF

Le ski scolaire en danger à St-Egrève !

Le ski fait partie du patrimoine sportif de notre région.
Son accessibilité pourtant est rendue de plus en plus difficile aux familles de l'agglomération grenobloise en raison des conditions de vie qui se dégradent, notamment en terme de pouvoir d'achat : les familles ont de plus en plus de mal à finir les fins de mois et à offrir à leurs enfants du sport et des loisirs. De plus les politiques économiques orientent le tourisme vers un surdéveloppement des grosses stations sans toujours bien peser les conséquences sur l'environnement, et vers un "ski de luxe", offert aux plus fortunés en raison des prix de forfaits devenus indécents.
Dans une ville comme la nôtre, inscrite dans un patrimoine plus large où l'histoire des Chasseurs Alpins, des Jeux Olympiques, du secours en montagne compte, favoriser l'apprentissage de tous les enfants de St-Egrève au ski de fond et au ski de piste est un enjeu d'égalité républicaine à défendre. Oui le ski à l'école, comme nombre d'activités dites "facultatives" doivent être maintenues, voire développées !
Acquérir des techniques de glisse s'apprend mieux quand on est jeune et immergé dans un esprit d'équipe, d'entre-aide, de solidarité. Permettre aux enfants Saint-Egrèvois d'être tous égaux dans l'accès aux sports d'hiver est, dans notre contexte environnemental et social, un investissement pour leur avenir : travailler en station, pratiquer pour le loisir ou la compétition, font partie du quotidien des jeunes d'ici. Empêcher l'éducation au ski pour tous c'est freiner le développement d'un secteur d'activité qui repose sur des acteurs locaux.
Favoriser une politique solidaire d'accès au ski comme à toutes les activités sportives et de loisirs, c'est au contraire prendre ses responsabilités municipales pour être garant de l'équilibre des droits des enfants, de l'équité territoriale et de notre bien commun qu'est l'or blanc qui nous environne et dont les richesses ne doivent pas profiter à une minorité mais bien être partagées au profit de la jeunesse.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF
https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/