Expression politique - Juin 2016

Groupe Priorité Saint-Egrève

Qui arrange la réalité au service de sa propre cause ?

Le mois dernier, nos voisins de colonne nous ont accusé de mentir, à tout le moins de vous désinformer. Cette affirmation montre qu'ils ne comprennent pas comment le budget d'une ville fonctionne. Explications...
Premier exemple donné, la rénovation de l'école de Prédieu pour un million d'euros. Ils s'offusquaient que 60 % de cette somme viendrait de l'Etat et du Département et que notre effort ne serait pas aussi grand que nous le disons. Et bien, ils ont tort... tout simplement parce que "demander" n'est pas "avoir". Nous aurons bien la subvention du Département mais nous n'aurons pas celle de l'Etat qui nous a refusé son aide. Pour autant, le projet de Prédieu se fera quand même parce que le million nécessaire a bien été prévu en dépenses dans notre budget dès décembre 2015.
Second exemple, la moins-value sur la vente d'un terrain qui est une aide à la construction de logement social et que les mêmes dénoncent comme un "cadeau au promoteur" . Ce n'est pas un cadeau, c'est l'application stricte des règles que l'Etat a défini et surtout l'application de mécanismes bien connus dans le monde du logement social.
De telles ignorances pour des gens qui prétendent vouloir gérer une ville, c'est inquiétant non ? Chacun se fera son opinion...
Cerise sur le gâteau, vous ajoutez à ce tableau déjà inquiétant, des affirmations en Conseil municipal selon lesquelles le Maire peut user d'un "pouvoir discrétionnaire" pour imposer son bon vouloir aux promoteurs immobiliers en dehors de toutes les règles préalablement et publiquement définies. Mais si c'était vrai, ce serait le retour de l'affairisme, des cadeaux aux promoteurs privés et des petits arrangements entre amis.
Ça, nous, nous ne le voulons pas. Nous, nous disons ce que nous faisons, nous faisons ce que nous disons ! C'est notre façon de faire de la politique ... autrement ...

Pascal de FILIPPIS
Président du Groupe Priorité Saint-Egrève

 

Groupe Saint-Egrève Autrement

Urbanisation de Saint-Egrève : y-a-t-il encore un pilote dans l'avion Mairie ?

Les Saint-Egrèvois nous le disent, ils sont déboussolés par les projets immobiliers qui "fleurissent" et qui déstabilisent parfois la vie de tout un quartier.
Vous devez donc tous le savoir : les responsables de cette situation sont les élus de la majorité actuelle qui ont élaboré et fait voter en 2011 un nouveau Plan Local d'Urbanisme (PLU) qui comportait de nouvelles règles.
Notre groupe avait dénoncé en 2012, pendant la campagne, en particulier l'augmentation de +200 % du coefficient d'occupation des sols sur plus de 80 % de la commune, ce qui était et reste une hérésie ! La majorité a ouvert une boîte de Pandore aux promoteurs immobiliers, elle ne semble plus contrôler la situation.
Aujourd'hui des particuliers, sans aucune intention de vendre leur maison, sont démarchés par courrier ou directement chez eux par des promoteurs attirés par ce jackpot de terrains aux portes de Grenoble...
Doit-on laisser l'offre et la demande, seules forces en présence, décider de ce que sera notre ville demain ? Bien sûr que non ! C'est aux élus de la majorité de négocier avec les promoteurs immobiliers et ce, bien en amont des dépôts des permis de construire, pour ajuster la dimension des projets immobiliers ! Même quand il s'agit d'un terrain privé ; c'est leur rôle de responsables politiques en charge. Mais voilà les questions que tout le monde se pose : la majorité sait-elle négocier ? Veut-elle sincèrement négocier à la baisse les dimensions des projets ? Et plus globalement, quels sont ses objectifs ?
Quant à nous, notre position est claire : oui, Saint-Egrève doit participer à l'effort collectif de l'agglomération pour répondre au besoin de logements, en accession à la propriété (à des prix abordables !) ou en locatif social. Le tissu urbain de notre ville va nécessairement évoluer, c'est indispensable, mais cette évolution doit tenir compte de l'existant et doit être maîtrisée par la collectivité.

Françoise CHARAVIN, Jean Marcel PUECH et Hassan BELRHALI (hassan.belrhali.ps@gmail.com)

 

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

SIVOM, piscine : des décisions complètement opaques

A St-Egrève, les décisions importantes sont prises - et parfois débattues !- en conseil municipal. Pour un investissement important, la Commission d'Appel d'Offres choisit l'entreprise qui réalisera les travaux. Dans cette Commission siègent 4 élus de la majorité municipale et un élu d'opposition. La décision est entérinée ensuite au Conseil Municipal. La piscine intercommunale en projet, dotée d'un budget de plus de 9 M€, est portée par
le SIVOM du Néron. A l'issue de l'appel d'offres, le choix est fait par une commission spéciale piscine qui regroupe les maires et quelques experts techniques. Ce choix sera ensuite validé par le conseil du SIVOM. Pour assurer la bonne utilisation de l'argent public, la loi donne trois principes dans le code des marchés publics : liberté d'accès à la commande publique, égalité de traitement des candidats et transparence des procédures. La transparence est une des conditions essentielles de la démocratie. Et nous avons à en dire sur la piscine ! Choix du terrain : aucune concertation, les études ont été communiquées avec 5 ans de retard, le choix du terrain dans le parc de Fiancey est politique et non rationnel ;
Appel à projets : le détail n'a jamais été communiqué, ni sa base ni son contenu n'ont été discutés avec les usagers ou citoyens;
Budget : les 9 M€ annoncés ne prennent pas en compte les imprévus d'une zone humide, ni la compensation de cette zone par l'acquisition d'une zone humide de surface double ;
La commission spéciale du SIVOM se réunit sans public, c'est normal, mais un compte-rendu est obligatoire ; Les réunions du conseil syndical du SIVOM sont annoncées en catimini et les comptes rendus publiés avec un an de retard ; Début mai, le site Internet du Sivom qui devrait regrouper ces informations donne le dernier compte-rendu : juillet 2015 ! et une courte actualité d'octobre 2015. Rien de plus récent !!
Quelle confiance pouvons-nous avoir dans une structure aussi opaque ? La prochaine réunion du SIVOM a lieu le 6 juin. Allons-y nombreux !

Laurent AMADIEU, Brigitte RUEF, Tania BUSTOS, groupe.eco.sol@orange.fr

 

Groupe Front de Gauche - PCF

Résistance, j'écris ton nom...

Entre les maquis du Vercors et de Chartreuse notre ville a été au coeur de la Résistance entre 1939 et 1945. Saint-Égrève est libérée le 22 août 1944 par les Résistants Francs-Tireurs Partisans de la Compagnie 9102 descendant du col de Clémencière vers La Monta. Le Comité de Libération se réunit à la mairie. Il faudra des semaines de combats pour libérer totalement le pourtour de Grenoble. Il faudra attendre le 8 mai 1945 pour l'arrêt des combats en Europe.  L'Allemagne nazie dépose les armes au lendemain de la capitulation sans condition signée à Reims. Plus qu'une victoire contre l'occupant qu'il nous faut commémorer, c'est la victoire sur la "bête immonde", le nazisme né du nationalisme ultra-libéral et nourri de l'exploitation humaine.
Nous parcourons chaque jour notre Histoire à travers les rues de notre commune. Derrière les dates, les noms de résistants, de maquis, ce sont les actes de résistance au quotidien qui résonnent, de ces hommes du troisième Bataillon F.T.P.F. - F.F.I. de Chartreuse qui ont mené des opérations de sabotage, diffusé au péril de leur vie les journaux alternatifs, alors interdits par le régime de Pétain, de ces femmes au courage incroyable, trop souvent restées dans l'ombre de l'histoire quand, souvent seules, elles transportaient du matériel, de la nourriture, des armes ou faisaient transiter du courrier... Alfred Rolland, 16 ans en 1943 à Saint-Egrève, témoigne : "Les journaux ont été très importants car ils ont servi de lien. Les Allobroges a été lancé en 1942 au Fontanil-Cornillon. Il est passé très vite de quelques centaines d'exemplaires à 25 000, diffusés sous le manteau. Il fallait du monde pour distribuer tout ça ! Plein de gens, qui n'ont pas été répertoriés comme Résistants, ont été impliqués. Le Travailleur Alpin était réalisé chez un paysan à St Nazaire les Eymes, imprimé entre le pinard et les patates, puis passait les barrages, camouflé par des légumes".
Merci à celles et ceux qui, inlassablement, continuent le combat pour transmettre l'esprit de résistance.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF
https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/