Expression politique - Novembre 2015

Groupe Priorité Saint-Egrève

Prévention des risques : prévenir, anticiper, organiser, voilà notre rôle !

Les risques majeurs à Saint-Egrève, nous connaissons. Qui a oublié l'incendie du Néron en 2003 ou certains épisodes d'inondations qui ont touché des secteurs de notre ville, pour ne citer que ces quelques exemples. L'actualité récente nous a aussi montré, et de manière dramatique, que les éléments peuvent être plus forts que nous.

Le rôle d'une ville comme la nôtre est de prévenir les risques, d'anticiper les réponses à apporter en cas de crise et d'organiser les moyens de secours à mettre en œuvre. En une phrase, nous devons nous préparer à secourir les Saint-Egrévoises et les Saint-Egrévois.

D'abord, prévenir. Nous le faisons depuis longtemps. Ce sont pour les éléments les plus récents et les plus visibles, les travaux de protection contre les chutes de pierres le long du Néron. Même si nous sommes aidés par l'Etat et le Département, ce sont des travaux coûteux. C'est encore le plan de prévention contre les inondations, intégré dans le PLU. C'est aussi la règle du PLU des 30 % d'espaces verts des parcelles pour les nouvelles constructions qui nous permettent de ne pas imperméabiliser les sols ou l'encouragement à réaliser des toitures végétalisées. Cela permet à l'eau de pluie d'être absorbée là où elle tombe et de ne pas ruisseler, déborder et inonder.

Anticiper, ensuite. Cela veut dire à la fois s'informer sur la possibilité de survenance d'un risque, météo par exemple mais surtout nous être préparés à réagir de la meilleure des façons possibles, en cas de crise. C'est la mission du Plan Communal de Sauvegarde que nous élaborons en ce moment pour organiser, le cas échéant, les moyens pour revenir à une situation normale. Le rôle de la Ville, de ses agents et de ses élus, dans le cas d'un événement majeur devient central : organiser les moyens, coordonner les actions et informer les habitants de ce qui se passe, telles sont les missions qui nous reviennent.

Tranquillement, sereinement et avec détermination, comme en toutes choses, nous nous y employons.

Pascal de FILIPPIS
Président du Groupe Priorité Saint-Egrève

 

Groupe Saint-Egrève Autrement

Propositions pour renforcer la Démocratie Locale à Saint-Egrève

Saint-Egrévois, vous devez le savoir, la Démocratie Locale à Saint-Egrève ne va pas bien ! En témoigne l'échange très vigoureux entre la majorité et notre groupe lors du dernier conseil municipal (article du DL à disposition). Le déséquilibre est trop important entre les moyens de la majorité et ceux de l'opposition, ce qui conduit à une absence de débat que ce soit en commissions ou en conseil municipal. Pourtant les enjeux ne manquent pas !

Parce que la démocratie locale est la garante de la cohésion sociale, nous faisons les propositions suivantes pour vitaliser le débat sur la commune :
1. Fournir aux élus de l'opposition, dans des délais raisonnables, tous les éléments nécessaires aux débats sur des questions municipales, intercommunales ou liées à l'agglomération.
2. Mieux positionner cette tribune et en accroître la taille pour permettre aux groupes de l'opposition d'aborder des sujets de fond. Proposer également une tribune politique dans le Supplément au Journal Municipal pour expliciter le sens de nos votes en conseil municipal.
3. Instaurer en début de chaque conseil municipal une session de questions orales pour que les habitants assistent et participent aux séances.
4. Permettre aux élus de l'opposition d'être présents aux réunions des Conseils des Habitants en tant qu'observateurs.

Des moyens pour l'opposition, proportionnés à ceux de la majorité, sont indispensables pour donner enfin une réalité à la démocratie locale et pour nourrir le débat public.

Françoise CHARAVIN, Jean Marcel PUECH et Hassan BELRHALI - hassan.belrhali.ps@gmail.com

 

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Comment se passe un Conseil Municipal à St-Egrève?

Les Conseils Municipaux sont publics. Pourtant, les soirs de Conseil, l'assistance est bien maigre : le journaliste du Dauphiné et un ou deux habitants tout au plus. Pourquoi ? A quoi sert donc le Conseil Municipal ?
"Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune" (L.2121-29 du Code général des Collectivités territoriales). La délibération est définie dans le Larousse comme l'"Action de réfléchir, d'examiner une question ; discussion."
Cette définition n'est pas celle retenue par la majorité municipale et par le Maire. Si parfois un semblant de débat émerge, il est systématiquement étouffé à la première occasion, y compris lorsque nos arguments sont constructifs.
Le sujet traité est présenté - souvent rapidement et partiellement -, puis un texte est soumis au vote. Une fois adopté, il devient une délibération. La liste de celles-ci est reprise dans le "compte rendu" du Conseil qui ne garde aucune trace des questions, remarques et des tentatives de débats. Ces délibérations présentées exclusivement par la majorité sont aussi systématiquement adoptées par tous ses membres !
Les questions posées par les élus de l'opposition énervent souvent le maire qui préside chaque séance. Seraient-elles considérées comme du temps perdu ?
Quant aux élus de la majorité, ils ne prennent la parole que quand le Maire le leur demande. Pas d'initiatives intempestives ! Y a-t 'il vraiment des débats dans cette majorité ? Le silence des membres de la majorité pendant le Conseil nous surprend et nous inquiète. Nous pensons que de nombreuses décisions sont prises sans discussions au sein même de cette majorité.
Le prochain Conseil sera consacré à la présentation du budget pluriannuel et au débat obligatoire d'orientation budgétaire. C'est là que les grandes orientations de la Ville sont décidées et réservent parfois des surprises. Pour avoir un vrai débat le 18/11 à 19 h, nous avons besoin de votre participation. Ceux qui le souhaitent peuvent nous rencontrer quelques jours auparavant.

Laurent AMADIEU, Brigitte RUEF, Tania BUSTOS, groupe.eco.sol@orange.fr

 

Groupe Front de Gauche - PCF

Baisse des dotations de l'Etat : alerte et action !

A l'appel de l'association des Maires de France, des élus de diverses sensibilités politiques se sont mobilisés en grand nombre contre la baisse considérable des dotations de l'Etat aux collectivités locales. C'est un fait inédit.
Il faut dire que le gouvernement n'y va pas avec le dos de la cuillère.
Il a décidé de réduire les aides financières de l'Etat aux collectivités de 28 milliards entre 2014 et 2017. Dans le même temps il offre 41 milliards d'avantages fiscaux aux entreprises. Cette décision ne peut qu'engendrer l'asphyxie financière des communes et la colère des élus.
Cette politique d'austérité a des conséquences désastreuses pour les services publics locaux, pour l'emploi, et toute l'économie. Baisse des dotations, transferts des charges de l'état sur les collectivités sans compensation financière, les communes ne pourront plus satisfaire tous les besoins minima des habitants dans les domaines scolaires, sportifs, culturels, associatifs. Pour St-Egrève les baisses des recettes de l'Etat s'élèvent à 200 000 € en 2014, 470 000 € en 2015 et plus d'un million et demi d'ici 2017. C'est énorme !
Comme pour 2015 je tire la sonnette d'alarme pour la préparation du budget 2016.
La majorité municipale, à juste titre, dénonce cette situation, mais elle se veut rassurante sur sa capacité à tenir ses engagements pris devant la population.
Ce n'est pas réaliste !
Face aux baisses considérables des dotations, les communes sont placées devant des choix draconiens : réduire, repousser, supprimer certains investissements, et dépenses de fonctionnement, diminuer les subventions très utiles à la vie des diverses associations, ou augmenter les impôts locaux ?
Ce n'est pas acceptable ! Il faut réagir. St-Egrève doit participer à la mobilisation avec les Maires de France pour s'opposer aux baisses des dotations d'Etat et aux réformes territoriales pour que vivent les communes, échelon essentiel de la démocratie.

Sylvie GUINAND, Front de Gauche-PCF
https://gaucheauthentiquestegreve.wordpress.com/