Expression politique - Novembre 2014

Groupe Priorité Saint-Egrève

La préparation du budget : un exercice complexe mais stimulant !

Dans la vie de la Ville de Saint-Egrève, la fin de l’année  est traditionnellement consacrée à la préparation du  budget de l’année suivante que nous voterons, comme d’habitude, en décembre.

Cette année, cette préparation est plus complexe que  les années précédentes. Il y a bien sûr la mise en  oeuvre de nos projets de mandat, avec toute la phase de planification financière et temporelle qu’elle  implique. C’est ce que nous avons fait au printemps et  au début de l’été. Ce ne fut pas difficile et c’est un  travail normal (encore que toutes les communes ne le fassent pas...).

Non, la difficulté vient de ce que d’une part, nous  subissons des pertes (importantes) de dotations  venues de l’Etat. Nous en avons déjà parlé et vous  savez combien l’effort qui nous est demandé pèse sur  notre capacité à agir au quotidien. D’autre part, la  “métropolisation” (le passage en Métropole de  l’agglomération grenobloise) a un second effet sur nos finances en venant perturber nos équilibres  budgétaires.

Les transferts de compétence sont neutres, sans effets, pour les contribuables. C’est la Loi et c’est une bonne  nouvelle pour nous tous. Mais la nature de la compensation de ces transferts nous oblige, puisque  nous refusons d’augmenter la part communale des impôts locaux, à nous interroger sur nos dépenses  quotidiennes pour préserver notre capacité à investir pour le bien du plus grand nombre.

En clair, il nous faut faire des choix et ces choix sont clairs : solidarité, proximité, efficacité.

Lors du débat d’orientation budgétaire du 24  novembre, nous présenterons au Conseil Municipal les contraintes qui pèsent sur nous et comment nous comptons les aborder pour présenter, en décembre,  un budget 2015 au service de tous les Saint-Egrévois.

Pascal de FILIPPIS, Président du Groupe Priorité Saint-Egrève

 

Groupe Saint-Egrève Autrement

Sommes-nous encore en campagne électorale ?

Dès la mise en place du nouveau conseil municipal,   nous avons pu prendre la juste mesure de ce que  seraient les marges de manoeuvre des groupes d’opposition.

Le journal municipal d’octobre est, à cet égard, un bel   exemple de la volonté de toute puissance de la  majorité actuelle et de la place laissée à l’opposition. Si présenter un bilan de l’exécutif à 6 mois est normal, la forme donnée à ce bilan ne peut que surprendre. Le  ton donné à cette “interview” est celui d’une campagne électorale qui ne dit pas son nom. S’agit-il de la suite  des municipales ou, déjà, des futures cantonales ? Sous
quelle étiquette cette fois-ci ?

Quoi qu’il en soit, l’opposition n’a pas eu son mot à dire : son avis ne compte pas. Dans ce journal en particulier, la faible place donnée à notre expression est encore  plus flagrante : 2150 caractères en dernière page, en noir et blanc dans un journal tout en couleur, après les petites annonces et les publicités ! Quel mépris pour  ceux qui ont, eux aussi, été élus par une partie des  Saint-Egrèvois et pour les idées qu’ils défendent. Avec  le temps, l’expression politique a perdu la couleur, puis  s’est réduite comme une peau de chagrin. Il faut en fait pour l’exécutif que l’opposition soit transparente, invisible. Vous ne nous verrez pas sur l’hebdomadaire  de la Ville, quelle que soit notre implication sur le  terrain. Notre image sera cachée.

Que dire également des questions orales en conseil municipal, autre moyen d’expression de l’opposition ? Malgré nos demandes, elles sont traitées en fin de  conseil, vers minuit, sans public, après plus de cinq   heures de débats, alors que tout le monde est éreinté.  Comment des sujets importants peuvent-ils dans ces  conditions faire l’objet de réels échanges et de débats de fond ?

C’est pourtant bien le foisonnement des idées et les  débats contradictoires qui peuvent enrichir les projets et donner du sens à l’action municipale. Nous  poursuivrons notre action avec la ferme volonté de  défendre nos convictions tout en restant constructifs.  Sereinement.

F Charavin, JM Puech et H Belrhali (PS) hassan.belrhali.ps@gmail.com

 

Groupe Ecologie, Solidarité, Citoyenneté

Saint-Egrève peut mieux faire en matière de réduction et de tri des déchets

Comment se situe notre commune en matière de  déchets ? Qu’a fait la mairie de St-Egrève, en partenariat avec la Métro depuis 10 ans, pour réduire à la source nos déchets et améliorer le tri? Certains ont  aperçu “super tri” mais ce coup de com était-il suffisant ?

Bien que la Métro soit compétente en matière de  collecte, de traitement et de valorisation des déchets,  Saint-Egrève aurait pu être un territoire exemplaire en  matière de réduction à la source des déchets et  d’amélioration qualitative du tri... Mme Kamowski ayant été jusqu’en mars 2014 Vice-présidente de la Métro en charge des déchets.

En 2013 on a collecté sur le territoire de la Métro 215  304 tonnes de déchets dont 43,6 % est recyclé  (tri/compost/réutilisation BTP), le reste est soit incinéré (94 924 tonnes) soit enfoui (plus de 10 000 tonnes).  Chaque habitant de l’agglomération produit environ 500 kg de déchets par an : 208 se retrouvent dans la poubelle grise, 65 kg de déchets dans la poubelle verte et 222 kg sont apportés en déchetterie.

Dans certaines communes, les habitants trient mieux  que d’autres, à Meylan ou Seyssins, le taux de déchets non valorisables est compris entre 10 et 20 % des déchets de la poubelle verte. A Saint-Egrève, il est entre 40 et 50 %. Quel écart ! Que faire ? Nous devrions être  un territoire pilote. D’abord en ayant une politique  volontariste de sensibilisation au tri, au non-gaspillage -alimentaire notamment- en partenariat avec les  écoles, les associations. Cela doit figurer dans le projet d’éducation local, des visites des centres de tri et  d’incinération peuvent être organisées, des formations... Il faut encourager le compostage  individuel et collectif, une façon très simple de réduire de 60 à 100 kg/an sa quantité de déchets.

Si d’autres communes ont des résultats, pourquoi pas  nous ? Le service public d’enlèvement et de traitement  des déchets a coûté 117€/habitant en 2013, soit 47,5  millions d’euros. Réduire les déchets c’est aussi permettre une réduction de la taxe que nous payons tous.

Laurent Amadieu, Brigitte Ruef, Tania Bustos

 

Groupe Front de Gauche - PCF

Non à l’austérité des communes pour 2015 !

Le projet du budget de l’état 2015 vient d’être rendu  public.

Après avoir offert 40 milliards d’euros aux entreprises  -entre pacte de responsabilité et crédit d’impôt  compétitivité et emploi-, et sans engagement assuré au niveau des créations d’emplois, le gouvernement  prévoit 50 milliards d’économies d’ici à 2017 dont 21 milliards en 2015 sur les services publics.

Cette austérité va se traduire durement sur les dépenses de la sécurité sociale qui seront réduites de  9,6 milliards d’euros dont 7,7 programmés dans le budget 2015.

Les collectivités territoriales ne seront pas épargnées.  Elles vont subir une baisse des dotations de l’état de 11 milliards d’ici 2017 dont 3,7 milliards en 2015.

Ces dotations ne sont pas un cadeau mais une  contrepartie des transferts des compétences d’état  vers les collectivités locales qui les assument.

Les associations d’élus locaux unanimes dénoncent ces mesures et prévoient comme l’association des petites  villes de France “des conséquences très pénalisantes pour l’emploi et pour le pouvoir d’achat des ménages  les plus sensibles, qui ont plus que jamais besoin des services publics locaux”.

A l’évidence les communes seront contraintes soit  d’augmenter les impôts locaux ou les tarifications de  services, soit de réduire les dépenses, soit d’étaler dans le temps des investissements pourtant urgents. Au final ce sont les contribuables qui seront pénalisés.

Les collectivités assurent 71% de l’investissement  public : ces restrictions prévues pour 2015 ne peuvent qu’avoir des conséquences négatives sur l’évolution de la croissance et de l’emploi !

Quelles seront les incidences de ces mesures  d’austérité sur le budget 2015 de St-Egrève ? Nous  attendons de la majorité municipale qu’elle donne priorité aux projets sociaux et à l’essor de l’emploi et  qu’elle permette un réel débat public d’orientations  budgétaires avec la population.

Sylvie Guinand, Front de Gauche-PCF
Pour une Gauche Authentique à St-Egrève