Site de la ville de Saint Égrève
Les ressources d’une ville comme Saint-Egrève sont contraintes. Il est donc essentiel de bien maîtriser son budget pour pouvoir mener à bien de grands projets d’aménagement tout en assurant un fonctionnement le plus efficace possible des services municipaux qui facilitent le quotidien des Saint-Egrévois. C’est une présentation magistrale que Jean-Louis Tirard a une fois de plus réalisée lors du Conseil Municipal consacré au vote du budget 2012 en faisant un point détaillé sur la situation financière de la Ville. Partant d’un constat macroéconomique sur la situation financière mondiale, l’adjoint aux finances de Saint-Egrève a finement analysé l’impact de l’actualité internationale sur les économies locales. Mais, que l’on se rassure tout de suite, Saint-Egrève fait une fois de plus figure de bon élève et mérite toujours plus qu’amplement la première place du podium des villes les mieux gérées de l’Isère que lui a plusieurs fois décernée le magazine Challenges. Parmi les paramètres à même de satisfaire les plus exigeantes des agences de notation, l’endettement communal illustre parfaitement cette bonne gestion. Ramenée à 11,3 millions d’euros en 2011, puis à 8,6 millions seulement au 1er janvier 2012, la dette saint-égrévoise est si peu élevée qu’elle pourrait théoriquement être remboursée en moins de trois ans d’épargne. Une situation qui permet d’envisager sereinement les investissements que la Ville a programmés.
En effet, s’il reste dans la droite ligne du budget 2011 que Catherine Kamowski avait qualifié de "budget solidaire, responsable, et raisonné", ce nouveau document prospectif qui permet d’établir la feuille de route à suivre pour 2012 est clairement placé sous le signe de la réalisation. "Tout ce qui a été prévu et présenté en campagne sera réalisé dans la deuxième partie du mandat" a ainsi affirmé Jean-Louis Tirard.
Le budget de la ville est l'un des actes déterminant de la politique municipale. En effet, prévoyant et autorisant pour l'année à venir les dépenses qui seront effectuées pour permettre à la Ville de fonctionner et d'investir dans différents projets, le budget est construit sur la base d'une évaluation réaliste des recettes de la collectivité.
C’est le budget global de la Ville pour 2012. Il sert à financer les dépenses de fonctionnement et d’investissement. Elles se répartissent en fonction des axes de la politique municipale. Il est complété par les deux budgets annexes :
le budget "eau"
le budget "économique"
C’est le budget général de fonctionnement de Saint-Egrève.
Il correspond aux dépenses courantes de la Ville : chauffage et éclairage des bâtiments publics, salaires des personnels, subventions aux associations ainsi que celles allouées au CCAS et à la Maison du Lac. Il prend en compte également les remboursements des intérêts d’emprunts et l’autofinancement.
C’est le budget général d’investissement de la Ville. Ce sont les dépenses qui concernent les achats de biens, la réalisation d’études, les constructions de bâtiments, d’infrastructures et de réseaux divers ainsi que le remboursement du capital emprunté.
En 2012, les dépenses d’équipement progressent de 32,20% pour s’élever à 10 072 365€. Ce net progrès s’explique par la réalisation de nouveaux équipements essentiels pour l’avenir de la collectivité. 3 277 000€ sont cette année attribués aux travaux de construction de la future salle culturelle. Le chantier de ce projet attendu du mandat doit ainsi commencer dès février prochain. 140 000€ sont exceptionnellement alloués à la campagne d’isolation “Mur-Mur” et globalement 1 652 500€ vont permettre de rendre plus économes en énergie des bâtiments comme la Halle Jean Balestas, le gymnase et l’école maternelle du Pont de Vence. 581 000€ vont aussi permettre d’améliorer le patrimoine bâti des groupes scolaires de la Ville et de les doter de nouveaux matériels. Cette année, le diagnostic énergie des écoles de la Monta, de Rochepleine et de Barnave sont notamment au programme. La cour de récréation de Prédieu mixte 1 sera reprise. En matière d’éclairage urbain, toute la lumière sera faite sur la ville grâce aux 155 000€ exceptionnellement alloués à la reprise des luminaires... Bref, en 2012, l’actualité municipale promet d’être chargée !
Donc, force est de constater que, pour cette année 2012, la montée en puissance raisonnée des investissements amorcée en 2011 se fait sentir dans tous les secteurs d’intervention de la municipalité. Cet effort financier va notamment permettre de consacrer d’importants efforts dans tous les axes de la politique saint-égrévoise. Ainsi si, 4 054 392 € permettront donc de financer le développement des solidarités, le développement économique se lui voit crédité de 350 221€. Si 4 139 211 € sont alloués au développement urbain, 2 071 556 € vont permettre le développement des pratiques sportives sur la commune tandis que le développement des pratiques associatives et culturelles va pouvoir se faire grâce aux 5 656 213 € qui lui sont dédiés. Parce que investir pour les plus jeunes c’est préparer l’avenir, 6 365 970 € sont consacrés en 2012 au développement de l’action jeunesse et grâce au 2 495 639 € qui viennent doter le développement environnemental, ils hériteront d’une ville plus respectueuse de l’environnement et plus économe... Enfin, 4 735 731€ vont permettre à la Ville d’améliorer et de développer encore ses services aux publics.
Dans ce budget, une large place a été accordée aux questions de solidarité parce qu’être solidaire n’a jamais autant de sens qu’en période de crise. Ainsi, 4 054 392 d’euros seront consacrés au développement des solidarités à Saint-Egrève en 2012.
Ventilé entre la politique petite-enfance en direction de laquelle sont consacrés quelques 3 083 652€ (dont les frais de fonctionnement s'élèvent à un peu moins de trois millions d'euros) et l'action sociale qui bénéficie de 970 739 euros, cet effort permet notamment d'investir 100 000€ dans le futur équipement petite enfance de Prédieu-Fiancey. Le CCAS et la Maison du Lac sont aussi au coeur des attentions du budget 2012 puisque les deux structures se partagent quasiment un million d'euros de subventions municipales...
En 2012, la ville devrait pour la première fois depuis trois ans recourir à l’emprunt et solliciter auprès de ses différents partenaires financiers des prêts à hauteur de 5 096 389 euros destinés aux travaux du futur espace culturel. Un emprunt qui peut de prime abord paraître important mais qui au regard de la situation financière et de sa capacité d’autofinancement de la Ville reste très raisonnable.
Ainsi, l’encourt de la dette à la fin 2012 ne devrait pas dépasser son niveau de 2009...
Jean-Louis Tirard
Adjoint en charge du développement des services publics délégué aux finances
Pour une fois nous avons eu de bonne nouvelles en terme de compensation financière de l’Etat avec plus de 0,6 M€ au titre du maintien des ressources fiscales professionnelles. Avec les ressources fiscales supplémentaires votées en 2009, ces deux augmentations de recettes permettent de diviser par deux, en euros constant, la chute des compensations fiscales de l’Etat, et la baisse des subventions de nos partenaires (Caisse d’allocations familiales, Département de l’Isère, Région Rhône Alpes) enregistrée depuis 2003. Le budget 2012 verra, pour la troisième année consécutive, la stabilité des taux communaux des Impôts locaux directs. Taux qui ont été votés à l’unanimité lors du conseil Municipal du 19 décembre 2011. Ces deux prochaines années verront la réalisation de nombreux projets de mandat préparés en début de mandat et donc ayant pour conséquence une montée en volume de nos investissements à partir de 2012.
Pour 2012 nos dépenses d’investissement se monteront à 11,436 M€ avec 10,138 M€ de dépenses d’équipement pour la ville et 1,3 M€ de remboursement en capital de la dette. Ces dépenses d’équipements comprennent les dépenses d’entretien et de renouvellement du patrimoine pour plus de 1 M€ et 9 M€ de nouveaux équipements et de réhabilitations lourdes d’équipements communaux. Ces dépenses seront financées à 55,4% par nos ressources propres et à 44,5% par le recours théorique à l’emprunt. Rappelons que pour les exercices budgétaire de 2009 à 2011 nous n’avons levé aucun emprunt pour financer nos investissements passés. Nos priorités sont toujours d’actualité, maîtrise des grands équilibres financiers de la collectivité. C’est la condition impérieuse pour assumer une ville solidaire avec une large gamme de services rendus à la population, mais aussi pour assurer un très bon entretien et renouvellement du patrimoine, avancer avec une programmation raisonnée et responsable d’investissements dans le cadre de notre projet de mandature et de notre Agenda 21. Des investissements qui permettent de soutenir l’économie local et l’emploi. La Ville joue ainsi un rôle d’opérateur majeur.
Pour tout connaître du budget 2012, télécharger ci-dessous



La ville a augmenté de 39% son épargne nette.
L’encours de la dette au 1er janvier 2012 tombe à 8,6 millions d’euros, soit 1,7 millions de moins qu’en 2011 !
C’est la subvention allouée par la Ville à l’ensemble de ses associations.
Si cette somme semble baisser par rapport à 2011 (date à laquelle elle s’élevait à 1 025 000€) c’est que la partie qui était jusqu’alors destinée à financer les activités jeunes de la MJC a été transférée au Pôle Jeunesse qui organise désormais les loisirs des 12-25 ans !
C’est le taux d’augmentation de la part communale des impôts locaux par rapport au budget 2011 qui lui même n’avait pas augmenté cette part...
Dans l’agglomération, Saint-Egrève avec Seyssinet-Pariset se placent en tête du Palmarès 2011 de la qualité de l’équilibre budgétaire des villes de plus de 10 000 habitants (Public évaluation et Challenges avec les chiffres des CA 2009).
Plus d'infos : www.public-evaluation.com