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Déplacement : faciliter la ville !

Circulation routière "apaisée", transports en commun performants et diversifiés, maillage de voies cyclables étendu, trottoirs accessibles à tous, zones de stationnement libres ou règlementées... A Saint-Egrève, la Ville et ses partenaires comme le SMTC et la Métropole ont fait en sorte que la diversité des modes de déplacement permettent à tous de se déplacer de manière fluide dans la commune et au-delà.
En matière de circulation et de cohabitation des différents types d'usages, Saint-Egrève, qui peut déjà se prévaloir d'un bilan exemplaire, cherche encore des solutions d'amélioration.
Balade dans une ville où il fait bon bouger.

Depuis janvier dernier, Saint-Egrève s’est impliquée dans le dispositif “Métropole apaisée”. En effet, la Ville fait partie des 14 communes de Grenoble Alpes Métropole qui se sont engagées pour lancer cette initiative visant un meilleur partage des voiries. L’objectif est d’améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes puisque le fait de réduire la vitesse des véhicules réduit aussi notamment les distances de freinage en cas d’accident. En outre, la conduite plus tranquille et moins stressante n’occasionne pas une grande différence en terme de temps de transport. En effet, passer de 50 à 30 km/h sur un trajet moyen de 3 km ne l’allonge que de 30 secondes. "Cette idée de limiter à 30 km/h la circulation n’est pas nouvelle", explique Daniel Boisset, premier adjoint de la Ville et conseiller communautaire. "A Saint-Egrève, les zones 30 en sont un bon exemple puisque cela fait une quinzaine d’années que la Ville a décidé de les systématiser aux abords des groupes scolaires. Et puis, au fil du temps, bien souvent à l’occasion de requalification de rues ou de quartiers et à la demande des riverains, ces zones ont été multipliées. Cela a notamment été le cas à Prédieu, au niveau de la place Saint-Christophe, plus récemment rue du Muret. Au final, avant le passage en Métropole apaisée, un tiers environ des 72 km de voiries saint-égrévoises était déjà limité à 30 km/h. Pour relier entre elles des zones déjà à 30 km/h, seules quelques portions jusqu’à là limitées à 50 km/h ont vu leur vitesse autorisée abaissée à 30 km/h", précise l’élu qui souligne que l’expérience saint-égrévoise en la matière a déjà porté ses fruits puisqu’il rappelle que “les Conseils des habitants se sont penchés sur la question et ont souligné la faible accidentologie sur notre territoire”.

Aller plus loin

Mais si la “Métropole apaisée” et sa vitesse limitée à 30 km/h sur l’ensemble du territoire a connu son quart d’heure de gloire médiatique nationale,  c’est plus discrètement que Saint-Egrève s’est pour sa part lancée dans des expérimentations qui vont au-delà de la simple zone 30 aussi grande fut-elle. Ainsi, à Rochepleine a été mise en place en juin 2010 la première “zone de rencontre” saint-égrévoise. Cette nouveauté du Code de la route permet la création de secteurs où les circulations des piétons et des cycles sont largement privilégiées et  sécurisées par une limitation stricte de la vitesse de tous les véhicules à 20 km/h. Un marquage au sol adéquat rappelle sans cesse que tout le monde cohabite sur ces voiries.

La Ville en bleu

A force de ralentir, on finit par s’arrêter. Et donc, pour un automobiliste, cet arrêt signifie qu’il faut trouver un endroit pour stationner sa voiture. Coup de chance, là encore, il semblerait qu’en la matière Saint-Egrève soit plutôt bien lotie. “Sûrement pas assez au goût de certains”, tempère Jacqueline Paulhan, adjointe déléguée au développement économique et commercial qui a beaucoup travaillé sur la question des places de parking avec les commerçants de la Ville. Elle rappelle toutefois que “depuis septembre 2009 pour faciliter les déplacements et l’accès aux commerces, la Ville développe les zones bleues” sur lesquelles il est autorisé de stationner gratuitement mais pour un laps de temps limité à une heure. “Ces places de stationnement permettent de réduire le phénomène des voitures ventouses et de favoriser le turnover aux abords des commerces”. C’est pour fluidifier la circulation de tous et éviter que la RD 1075 ne se transforme en parking relais occupé par les utilisateurs du tram que la ville a insisté auprès du SMTC pour que les stationnements soient tous placés en zone bleue. Ainsi 124 places y ont été aménagées par le Syndicat Mixte des Transports en Commun. A l’heure actuelle, Saint-Egrève compte 208 places en zone bleue. Attention aux contrevenants qui, s’ils dépassent le temps autorisé ou n’ont pas de disque horaire en vue derrière leur pare-brise, s’exposent à une contravention de première classe de 17 €.
“Dans le même esprit, il faut aussi souligner l’existence de 153 places réservées aux personnes à mobilité réduite”, indique Catherine Haddad, adjointe chargée du développement durable et du cadre de vie qui rappelle que “la Ville doit rester accessible à tous !”.

Voyages en commun

Puisque la voiture est garée, pourquoi ne pas en profiter pour monter dans les transports en commun qui desservent la ville histoire de voir de quoi il retourne. Bonne affaire semble-t-il d’autant plus que le SMTC vient de publier un bilan de l’utilisation de son réseau à l’occasion des quatre comités de déplacements. Dans ces documents, il apparaît donc que quotidiennement 29 379 voyageurs en moyenne empruntent la ligne E dont la mise en service du tronçon nord, qui dessert Saint-Egrève, ne remonte qu’au 13 juillet 2015. “Cela représente un doublement de la fréquentation sur la partie nord de la ligne E qui va du Fontanil à Saint-Martin-le-Vinoux entre 2014 et 2015”, indique Jean-Baptiste Sonzogni directeur des services techniques de Saint-Egrève. “On est passé de 3 700 voyages par jour avec la ligne E bus à 7 700 voyages par jour sur la ligne E du tram. Un résultat qui s’explique notamment par la suppression de la correspondance à l’Hôtel de Ville de Saint-Martin-le-Vinoux” précise Laurent Arnould de Direction Transports et services de mobilité de la Métro chargé de l’accessibilité et de l’adaptation de l’offre de transports sur le secteur nord-ouest. Cette augmentation est loin d’être anecdotique puisqu’elle représente à elle seule plus de la moitié des 7,4% de l’augmentation globale de la fréquentation annuelle sur l’ensemble du réseau de tramway métropolitain.
Mais si l’on a tendance à se focaliser sur ce tramway qui soufflera sa première bougie en juillet, il ne faut pas pour autant oublier que Saint-Egrève compte aussi six lignes de bus plutôt performantes puisque à en croire les chiffres du SMTC “la ligne 22 enregistre une fréquentation de 1 450 voyages par jour, la ligne Flexo 54 compte 141 voyages par jour, les lignes 60 et 61 environ 50 voyages par jour chacune”. L’offre de transport en commun locale est en outre enrichie par les lignes de bus Transisère et les trains qui tous les jours font une halte à la gare de Saint-Egrève.

Mode doux

A l’occasion de la 16e journée d’études de la Fédération Française des Usagers de la Bicyclette, qui s’est tenue le 8 avril dernier à la Rochelle, la Fédération Professionnelle des Entreprises du Sport a indiqué, chiffres à l’appui, que le vélo ne s’est jamais aussi bien vendu en France. En effet en 2015, 2 996 000 petites reines ont été écoulées. Des ventes qui semblent dopées par le vélo électrique que les professionnels qualifient volontiers d’innovation de rupture. Heureusement, Saint-Egrève est là aussi parée pour faire face à cette affluence de cyclistes. Et cela ne date pas d’hier mais de 1997, date à laquelle les cheminements cycles et piétons ont été inscrits dans le Plan d’Occupation des Sols (POS), puis dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Depuis, les voiries dédiées à la petite reine ne cessent de se développer et de “mailler” la ville. Avec la finalisation en 2013 de la liaison piéton-cycle de l’avenue de l’Île Brune, qui permet de relier Vence Ecoparc et Cap 38 d’une traite et en toute sécurité ou avec les 7 km de bandes cyclables qui ont été tracés de part et d’autre de la RD 1075 dans le cadre des aménagements plus récents du tramway, Saint-Egrève propose maintenant 36,5 km de voiries sécurisées réservées aux vélos et aux piétons !

Le code a changé

Pour fluidifier encore les trajets en vélo, le code de la route a été adapté afin de ne pas obliger les cyclistes à s’arrêter et à repartir trop souvent. Ainsi, avec la mise en service du tram sont apparus de nouveaux aménagements qui facilitent les déplacements en vélo. Sous  certaines conditions, ces derniers peuvent s’affranchir des feux rouges qui jalonnent la RD 1075 pour continuer tout droit ou pour tourner à droite selon les cas. “Des panonceaux indiquent aux cyclistes à chaque embranchement s’ils ont droit de tourner à droite ou de continuer leur route sans se préoccuper de la couleur du feu. Attention toutefois, ces autorisations ne donnent pas la priorité aux vélos !” indique Thierry Dalla Rosa, le chef de la Police Municipale qui précise que “quand le feu est rouge, ils doivent tout de même laisser passer les piétons  qui souhaitent traverser par exemple”.

Les piétons pas en reste !

“La place accordée aux piétons est très importante à Saint-Egrève”, renchérit Catherine Haddad qui rappelle que Saint-Egrève s’est de longue date impliquée dans la mise en accessibilité de ses voiries. Aujourd’hui, trois “itinéraires prioritaires permettent aux piétons de se rendre aux pôles de services administratifs et commerciaux de Saint-Egrève. Ils avaient été identifiés par la Commission Communale d’Accessibilité pour les Personnes Handicapées. Sur deux d’entre eux, à savoir les axes reliant Karben au Collège Barnave via l’avenue de La Monta et le Boulevard de Jomardière, ainsi que l’avenue du Médecin général Viallet la totalité des points noirs qui gênaient le passage des personnes à mobilité réduite ont été modifiés”.
Cela représente environ 80 interventions réalisées par la Ville aux alentours de 2010. Le troisième axe prioritaire, c’est celui du tram qui a été finalisé en juillet dernier avec la mise en circulation de ce moyen de transport en commun lui-même 100% accessible aux personnes à mobilité réduite.

La voiture sans la voiture

Citelib devant la gare

Alternative à la voiture individuelle, l'auto-partage se développe doucement à Saint- Egrève. Ce système permet,sur simple inscription, de louer pour une course de quelques minutes à quelques heures une voiture accessible 24h sur 24.
Géré par Citélib, le dispositif propose aux Saint-Egrévois deux véhicules disponibles devant la Gare ou avenue de La Monta. Ainsi, ces deux voitures ont été empruntées 265 fois l'an dernier. Si tout le monde peut profiter de cette avantageuse alternative à l'automobile individuelle, il apparaît que ce sont surtout des structures comme le Pôle Emploi, le CEA, l'association CEN Avenir, la Chambre de Commerce et même la Ville de Saint-Egrève qui se sont abonnées afin de faire des économies sur leur flotte de véhicules.
A noter : tous les particuliers peuvent facilement s'inscrire et les jeunes conducteurs sont même les bienvenus puisque ceux qui s'inscrivent au service dans les deux mois suivant l'obtention de leur permis de conduire se voient offrir six mois d'abonnement et une ristourne sur les frais d'inscription.

En savoir plus : http://citelib.com




 

Accès paiement en ligne par CB

3

C'est le nombre d'itinéraires piétons traversant la ville qui ont été rendus parfaitement accessibles à toutes les personnes en situation de handicap.

carte oura

6

C'est le nombre lignes de bus Tag qui desservent Saint-Egrève. A celles-ci s'ajoutent une ligne de tram (mise en service le 13 juillet 2015), des lignes de bus Transisère et une ligne de chemin de fer passant par la gare SNCF.

cycliste

38 km

C'est la longueur de voiries dédiées aux piétons et aux cyclistes. 25 km de pistes cyclables, de chemins urbains et de sentiers sont gérés par la Métro et le reste (comme les pistes sur la digue au bord de l'Isère) par le Département.

72 km

C'est la longueur des voiries qui permettent aux automobilistes de se déplacer à Saint-Egrève

50 km/h

Toute la ville est limitée à 30 km/h.
Toute ? Non, il existe encore 15 km de rues sur lesquelles les voitures peuvent toujours rouler à 50 km/h. Ces axes sont la RD 1075, l'avenue de l'Île-Brune, la rue des Glairaux, la rue de la Biolle, la rue des Îles, la rue des Abattoirs, l'avenue de San-Marino, l'avenue de Karben et le boulevard de Jomardière.

Ville de Saint-Egrève, 36 av. Général de Gaulle, 38120 SAINT EGREVE
Tél. 04 76 56 53 00