Site de la ville de Saint Égrève Site de la ville de Saint Égrève

Accessibilité| Contact| Newsletter| Flux RSS| Retrouvez-nous sur : Facebook Dailymotion Twitter Youtube Disponible sur App Store Disponible sur Google Play
Réduire le texteAgrandir le texteInverser le contrasteRétablir les styles par défautImprimer la pageEnvoyer à un amiAjouter aux favoris

Saint-Egrève au fil des rues

Il y a à Saint-Egrève, environ 70 kilomètres de voirie et un peu plus de 170 rues et places. Chacune a été baptisée d’un nom lié à son usage, à l’histoire de la Ville ou à la grande Histoire. Mais d’où viennent ces noms de rues, de quartiers et de parcs ? Qui sont ces Saint-Egrévois qui ont donné leur nom à des rues de la Ville ? Et d’ailleurs qu’est-ce que racontent de Saint-Egrève les appellations données aux espaces publics ? Pour répondre à toutes ces questions une promenade dans les rues de Saint-Egrève s’impose !

quelques noms de rues

C’est une belle route toute neuve, une artère dont le revêtement impeccable doit desservir les terrains de la zone d’activités qui se développe sur les anciens terrains militaires de l’ETAMAT à l’entrée de Saint-Egrève. Celle-ci, qui n’est pour l’instant empruntée que par des véhicules de chantier, a déjà été baptisée par la Ville. En effet, une décision du conseil municipal datée du 18 décembre dernier, indique qu’elle s’appelle désormais “Louis Besançon”. Un hommage à une figure locale qui s’est tout au long de sa vie engagée au service de Saint-Egrève. Né avant guerre dans la ferme familiale qui fut durement touchée par un bombardement en 1944, il fut un des derniers  représentants du passé agricole de la commune. Mais, en tant qu’adjoint au Maire de 1959 à 1971, il a activement accompagné la mue de la ville vers la modernité. De plus, de 1947 à 1981, il a consacré une bonne  part de son énergie à la caserne des Pompiers de Saint-Egrève u’il a longtemps commandée. Actif et impliqué dans la vie de Saint-Egrève jusqu’à son décès le 12 novembre 2007, c’est pour lui témoigner sa gratitude que la Ville a donné son nom à la plus récente de ses rues.

Promenades

Tout en songeant à cela, le promeneur qui a déjà le nez en l’air peut s’engager sur l’avenue de San Marino avant de rejoindre celle de Karben. Encore deux noms qui n’ont pas été choisis au hasard. En effet, ils évoquent cette fois l’ouverture internationale de la Ville et saluent l’amitié que Saint-Egrève a su tisser avec une ville italienne et une autre allemande durant les années 70. Ces deux artères majeures de Saint-Egrève rappellent donc l’importance accordée par la ville au jumelage et à la reconstruction d’une profonde amitié entre les pays européens qui a pris corps en 1974, date du premier jumelage entre Saint-Egrève et Karben.

1974 : l’avenue de Karben et le rond-point de l’Europe

Miroir à idées

Puisqu’on en est à se balader sur Karben, pourquoi ne pas aller faire un tour à Rochepleine, le quartier le plus récent de Saint-Egrève. Baptisé du nom du lieu-dit qui évoquerait d’après plusieurs sources "la roche pleine d’eau" qui le surplombe, les rues du secteur ont elles des noms qui s’inscrivent plutôt dans l’histoire des idées. En effet, ici plusieurs grands hommes qui ont marqué l’Histoire ont droit à une plaque à leur nom. Ainsi, au tournant des années 80 et 90, ce sont de grands humanistes dont les idées rayonnent encore comme Victor Hugo ou Pierre-Mendès France en passant par Jean Moulin qui ont été mis à l’honneur. Les abords de la Place Nelson Mandela, qui a été ainsi nommée alors que le pourfendeur de l’apartheid sudafricain était encore derrière les barreaux, marquent donc une volonté d’inscrire Saint-Egrève dans une vision généreuse de l’histoire.

Remontée dans le temps

Après avoir longé la Roselière du Muscardin, et emprunté les escaliers pour prendre un peu de hauteur et se diriger vers La Monta, voici que cette promenade improvisée amène dans le quartier à partir duquel Saint-Egrève s’est développé. Le temps de remonter la rue de Rochepleine pour rejoindre les alentours de l’église, dont les premières traces remontent tout de même au XIe siècle, le promeneur laisse sur sa droite le secteur de Gavanière dont le nom vient d’une des anciennes maisons fortes qui existaient à Saint-Egrève. A l’instar de Gavanière ou de Visancourt, nombre de rues tirent leur nom de familles qui ont marqué la ville où elles ont bâti des maisons fortes. L’origine de celles-ci se trouve quelque part entre la fin du XIIe et le début du XVIe siècle. Plus que de simples habitations rurales, ces “domus fortis”, que l’on retrouve dans tout le Dauphiné, “étaient construites par des personnes qui malgré leur origine noble ou leur influence économique notamment auraient pu aspirer à devenir de petits seigneurs mais n’ont jamais obtenus du Conte d’Albon, seigneur du Dauphiné, le droit de construire un château”, explique Catherine Luc, responsable des archives à la ville de Saint-Egrève qui rappelle que “l’actuelle mairie, le château Borel, a été construit sur une ancienne maison forte dont le premier propriétaire identifié était Jean de Beins, premier géographe du roi Henri IV. Tout ce que Saint-Egrève compte de châteaux n’en sont pas, ce sont en fait des maisons fortes”.

Saint-Egrévois fameux

Le Champ du Ratz, le Cottaire, La Monta, Corporaillère... Les allusions aux origines paysannes et montagnardes de la ville sont nombreuses. Mais on retrouve aussi les noms de Saint-Egrévois qui ont participé à son développement. Ainsi, il convient de de citer l’avenue du Médecin Général Viallet dont l’histoire locale raconte son engagement auprès des plus démunis qu’avant la guerre de 39-45, il soignait sans relâche et souvent même gratuitement. Les anciens maires comme Marius Camet, qui a donné son nom à un parc, ont eux aussi marqué l’expansion de Saint-Egrève au même titre qu’Adolphe Muguet ou Casimir Brenier, industriel de la fin du XIXe siècle qui participa à l’essor de l’énergie hydraulique dans la région en fabriquant les  première turbines des barrages isérois. Dans les environs, les rues des Usiniers, de l’Ancienne Brasserie ou même la place Pompée rappellent d’ailleurs le rôle qu’ont joué les industriels dans l’expansion de Saint-Egrève.

Heures sombres et héros

panneau rue Michel BonnetPassées la rue des Brieux et celle du Muret, qui doit son nom à une particularité géologique locale, voici que le promeneur peut s’attarder à Fiancey, un quartier tout entier dont les odonymes évoquent un passé récent plutôt sombre. En effet, créé au début des années 80, le secteur a été baptisé du nom de guerre du Comte François Henri de Quinsonas, lieutenant de la résistance mort en dirigeant un assaut contre l’occupant nazi en 1944. Figure locale, qui a emprunté son pseudonyme à l’appellation d’un terrain familial de Saint-Egrève, son nom a aussi été donné à une rue perpendiculaire à la RD 1075 dans le quartier... de Prédieu. A ses côtés et autour de la “rue du 8 mai 1945”, la mémoire de nombre de résistants saintégrèvois a été honorée. On retrouve ici Armand Nordon, Jean Amigoni, Georges Roche, Michel Bonnet qui tous se sont engagés pour libérer la France de l’oppresseur. A noter, un autre résistant célèbre, Joseph Rolland, a pour sa part une rue à son nom à Rochepleine. Dans toutes les communes, ou presque, il est possible de se promener au fil de rues au nom fleuri. A Saint-Egrève, cette typologie d’appellation se retrouve tout particulièrement dans le quartier de Prédieu. Rue des Accacias, du Muguet ou des Glaïeuls y côtoient des artères évoquant les massifs environnants comme la rue des Alpes ou bien des cours d’eau comme la rue du Drac. Ces dénominations, si elles ne sont pas particulièrement originales, ont l’avantage d’être particulièrement consensuelles. D’ailleurs, il semblerait que le consensus était de mise à l’époque puisque le quartier de Prédieu, construit dans les années 60, recèle en son sein une rue répondant au doux nom d’Astérix A1. Elle rend hommage non pas au personnage d’Uderzo et Gosciny mais  bien au premier satellite français mis sur orbite le 26 novembre 1965 propulsant ainsi la France au rang de troisième puissance spatiale. Un événement qui à l’époque fut unanimement salué par l’ensemble de la population.

Et ça continue...

Rebroussant chemin et retournant vers le nord le promeneur avisé qui passe aux environs de l’Hôpital ne manquera pas de faire un petit tour rue de Saint-Robert puisque cette rue commerçante regorge de souvenirs des temps anciens. En effet, outre son nom qu’elle doit au premier des prieurs du fameux prieuré de Saint-Egrève, fondé vers 1070, une ancienne fontaine restaurée rappelle le mode de vie rural qui a longtemps  prévalu à Saint-Egrève. Mais si faute de temps, cette promenade peut s’arrêter sur un banc du parc Barnave (oui Antoine Barnave, l’avocat saintégrévois qui joua un rôle clef dans la Révolution Française !), le promeneur est loin d’avoir fait le tour des histoires de la Ville et se dit que derrière chaque plaque de rue se trouve une histoire (petite ou grande) qu’il est amusant d’essayer de dénicher.

Que d’eau, que d’eau !

Dans la moitié de la ville comprise entre la RD 1075 et l’Isère, bon nombre de noms de rues évoque le lien étroit qu’entretient Saint-Egrève avec l’élément liquide. Rue de l’Isère ou du Drac, rue de la Biolle, de l’Île Brune, du Lac, du Port ou encore de la Vence... Pour un peu, on pourrait avoir le sentiment d’avoir les pieds dans l’eau. Et bien, cela n’est pas faux ! En effet, longtemps, tout ce secteur était soit sujet aux inondations liées notamment  aux débordements de la Vence, soit tout à fait submergé par les flots de l’Isère encore peu endigués. D’ailleurs, l’appellation quartier des Îles, à l’entrée nord de la commune rappelle qu’en destemps révolus, le secteur n’était en fait qu’un enchevêtrement d’eau et d’îlots... A noter, cette tradition perdure jusqu’à aujourd’hui puisque le 18 décembre dernier, le Conseil Municipal a décider de baptiser “Tenaison” la petite rue qui reliera celles de Rochepleine et de Clapière. Elle évoque un affluent de La Vence.




 

Accès paiement en ligne par CB

Lionel Terray

panneau rue Lionnel Terray"Né au pied des Alpes, ancien champion de ski, guide professionnel, alpiniste de grande course, membre  de huit expéditions dans les Andes et l'Himalaya, j'ai consacré toute ma vie à la montagne, et, si ce mot a un sens, je suis un montagnard". On se souvient de ce Saint-Egrévois qui passait ses vacances chez ses grand-parents alors propriétaires du "château Vattaire" car parmi les nombreux exploits sportifs et humains qu'il a accomplis, il a notamment participé en 1950 à la conquête de l'Annapurna, le premier sommet de plus de 8 000 mètres  aux côtés de Maurice Herzog. Un exploit qui vaut bien une rue à son nom à Saint-Egrève.

Anecdote

panneaux rues des glaneuses et angelusDans le quartier de Gavanière, deux rues ont été baptisées du nom des Glaneuses et de l’Angélus. Il semblerait que ces appellations, qui font clairement référence à l’oeuvre de Jean-François Millet, soient dû au clin d’oeil du Conseil Municipal qui aurait décidé de rendre hommage
à un homonyme saint-égrévois du peintre du XIXe Joseph Millet, l’ancien propriétaire de la ferme du “château Vattaire”.

Ouvrages

Peu d'ouvrages concernant les noms de rue ont été réalisés sur Saint-Egrève. Toutefois, il est tout de même possible de citer celui écrit par Alfred Rolland "La mémoire des rues", édité en 1994 et tiré à un millier d'exemplaire ainsi qu'une plaquette réalisée en 2006 par l'Union de Quartier de Fiancey pour célébrer les 25 ans du secteur.

1944

Le 17 septembre, le Conseil Municipal de la ville tout juste libérée décide de donner à une partie de l'actuelle RD 1075  le nom d'avenue du Général de Gaulle.

1982

C'est la date à laquelle a été baptisée du nom de Salvador Allende la place centrale du quartier de Fiancey. Cette inauguration s'est déroulée en présence d'Hortensia Bussi, l'épouse de l'ancien président chilien renversé par Pinochet.

Des archives, coffre au trésor

400 ans d’histoire saint-égrévoise sont soigneusement conservés aux archives municipales. Entre les documents administratifs et les registres  d’Etat civil, il est bien évidemment possible de dénicher parmi ces trésors quelques cartes anciennes de la Commune. Mais, ces dernières sont surtout des documents cadastraux et non pas des plans de circulation comme on les connaît aujourd’hui. Toutefois, si les rues n’y sont pas toujours expressément nommées, ces cartes donnent un bon aperçu de la physionomie de ce que fut la ville jadis... Quoi qu’il en soit, les archives reflètent en partie la richesse du passé de Saint-Egrève. Dans leurs boîtes, elles occupent près de 400 mètres linéaires de rayonnages. Cartons spéciaux et papier à PH neutre avec réserve alcaline, tous les matériaux ici utilisés sont pérennes et un effort tout particulier est apporté aux conditions de stockage de ces documents car certains doivent être conservés “pour l’éternité”. Dépense obligatoire des communes, les archives municipales ne se visitent pas comme un musée, mais sontbien évidemment consultables sur demande (sous réserve des règles de communication liées au Code du Patrimoine).

1591

c'est la date du plus ancien document municipal Saint-Egrévois conservé aux archives municipales de Saint-Egrève.

Ville de Saint-Egrève, 36 av. Général de Gaulle, 38120 SAINT EGREVE
Tél. 04 76 56 53 00